Plus qu’une tendance, la voiture électrique s’impose aujourd’hui comme la norme. Pour preuve, l’offre s’est considérablement élargie et surtout améliorée au point où il existe désormais une liste spécifique de critères à suivre pour trouver le modèle idéal. Dans cette même logique, le marché possède également ses moutons noirs, ceux qu’il faut éviter à tout prix.
Bolloré Bluecar
Malgré son nom oxymorique, la Bolloré Bluecar propose une offre plutôt intéressante sur le papier. Il s’agit en effet d’une des citadines électriques les plus abordables du marché avec un ticket d’entrée oscillant entre 2 500 et 7 000 euros.
Malheureusement, derrière sa silhouette sympathique se cache une multitude de problèmes. Le plus handicapant est sans aucun doute son moteur électrique daté et ridiculement bruyant. Il n’affiche en effet qu’une autonomie de 130 km et nécessite une recharge quotidienne, étant dénué de tout système de récupération d’énergie. À partir de 40 km/h, il émet aussi beaucoup de bruits. À noter que ces derniers sont accentués par les plastiques durs qui constituent la majorité de l’habitacle.
Pour finir, la Bolloré Bluecar ne propose que 295 dm³ d’espace de rangement.

Citroën E-Méhari
Autrefois fleuron de l’automobile français, Citroën s’est reconverti dans le low-cost depuis son intégration du groupe Stellantis. Malheureusement, la marque aux chevrons est loin d’afficher le même savoir-faire que ses concurrentes, Dacia en premier, lorsqu’il est question de proposer de la qualité à petit prix.
L’une des meilleures illustrations de ce déficit, c’est la Citroën E-Méhari. Tout comme la Bolloré Bluecar, il s’agit d’une Autolib maquillée pour prolonger sa durée de vie. À bord, vous retrouverez les mêmes plastiques durs avec un niveau de finition qui laisse à désirer. Le moteur est également daté et peine à suivre dans les hauts régimes. Le pire reste la lunette arrière qui a tendance à se dégrafer de l’extérieur.

Renault Fluence
Pour les adeptes de la marque au losange, la Fluence doit réveiller de mauvais souvenirs. Dérivée de la Mégane, la berline n’a jamais réussi à s’imposer sur le marché européen. Elle a toutefois connu un destin plus brillant sur les continents africain et asiatique. Surfant d’ailleurs sur ce petit succès, Renault a sorti une version 100 % électrique de sa Fluence.
Baptisée ZE, elle est produite en Turquie. Elle accuse plusieurs années de retard sur les standards actuels. Son moteur ne génère que 22 kWh ce qui est loin d’être suffisant pour mouvoir correctement sa carrosserie familiale. Résultat, la Fluence n’affiche que 160 km d’autonomie. La production a été arrêtée pour tenter de minimiser les pertes, mais il existe malgré tout quelques modèles vendus en occasion dans l’hexagone.

Mia Electric
Présentée en grande pompe en 2010, la Mia Electric est une micro-citadine inspirée des Autolib. Avec ses deux places, elle visait à faciliter la circulation en ville. Malheureusement, elle n’a jamais rencontré le succès et a conduit à la mise en liquidation judiciaire de son constructeur.
Il faut dire qu’elle n’affichait que 130 km d’autonomie pour 12 kWh de puissance. Son design cubique a également eu du mal à faire unanimité. Comme d’autres véhicules low-cost, la Mia a beaucoup souffert du faible niveau de finition sur son habitacle.
À noter cependant que tout n’est pas perdu pour cette citadine électrique. En 2021, Fox e-mobility AG a en effet repris sa production. Résultat, la Mia 2.0 propose désormais jusqu’à 450 km d’autonomie, un meilleur design et des matériaux plus nobles. Le ticket d’entrée quant à lui est de 16 000 euros.

Et vous, que pensez-vous de ces modèles électriques qui ont raté le virage écologique ?
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