Si les constructeurs se lancent tour à tour dans l’électrique, certains préfèrent prendre leur temps et attendre que la technologie évolue. C’est notamment le cas de McLaren, qui annonce qu’il ne lancera pas de vraies supercars électriques avant 2030. Il faut dire que les modèles actuellement produits ne sont pas aussi performants que leurs homologues thermiques… Explications !
Pas de supercars électriques McLaren avant 2030
Produite à partir de 2021, l’Artura est la première supercar hybride rechargeable du constructeur de Woking. McLaren s’ouvre alors à l’électrification mais ne compte pas encore commercialiser de modèles 100 % électriques.
Récemment, Michael Leiters, le PDG de McLaren, a déclaré aux journalistes d’Automotive News que les « vraies supercars électriques siglées McLaren n’arriveront que dans les années 2030« .
Selon lui, la technologie de la batterie nécessaire à la conception d’une supercar électrique ne sera pas prête avant la fin de la décennie. En effet, la batterie doit être la plus légère possible pour ne pas perturber les performances d’une voiture de sport, tout en offrant une autonomie suffisante, ce qui n’est pas encore le cas de la technologie actuelle.
Il faut rappeler que le constructeur de Woking n’est pas passé loin de la faillite il y a quelques années. Il est donc désormais très prudent concernant les choix qu’il prend. D’autant plus que l’Artura ne rencontre pas le succès espéré, ayant connu plusieurs problèmes techniques. D’ici quelques années, McLaren pourrait lancer son premier SUV, l’une des dernières marques à ne pas encore en avoir dans son catalogue.
Des batteries trop lourdes qui nuisent aux performances
Si McLaren ne veut pas encore produire et commercialiser de supercars électriques, d’autres constructeurs n’attendent pas !
Plusieurs modèles très exclusifs aux performances ahurissantes sont déjà disponibles tels que l’Aspark Owl, la Rimac Nevera, la Pininfarina Battista, la NIO EP9 ou encore la Lotus Evija. On peut également citer les versions Plaid des Tesla Model S et Model X, dont les performances dépassent tout autre modèle produit de série !
Toutefois, lorsque ces véhicules électriques sont testés sur circuit, ils restent loin de leurs homologues thermiques. Par exemple, la Rimac Nevera et ses 1 914 ch détiennent le record chronométrique des voitures électriques sur la Nordschleife avec 7:05.298, mais elle ne fait pas mieux que les meilleures sportives thermiques. La Mercedes-AMG One de 1 036 ch fait 30 secondes de moins, tandis qu’une Porsche 911 GT3 RS de 525 chevaux est plus rapide de 16 s.
Les modèles sportifs thermiques sont bien plus légers que les sportives électriques (la Rimac Nevera pèse 2 150 kg…), dont leur poids est largement affecté par les batteries, ce qui affecte donc logiquement les performances.
Comme l’explique Michael Leiters, « les voitures lourdes compromettent l’agilité et créent un sentiment de déconnexion entre la voiture et le conducteur, ce qui est contraire à l’essence même de l’identité de la marque McLaren ».
Pour l’heure, les supercars électriques existantes sont dominantes en ligne droite, mais n’ont pas encore réussi à résoudre le problème du poids des batteries pour être aussi performantes, voire plus que leurs homologues thermiques.
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