Alors que le gouvernement se prépare à mettre en place le leasing social afin de faciliter l’accès à l’électrique, les chiffres montrent une tendance inquiétante concernant les ZFE. Un récent sondage indique en effet qu’un tiers des Français comptent braver l’interdiction de circuler dans ces localités. Pire, 39 % d’entre eux remettent carrément en doute leur efficacité environnementale. Pour éviter une fracture sociale autour des ZFE, différentes pistes ont été proposées !
Les ZFE sont mal aimées par les Français
Les ZFE ou zones à faibles émissions sont au cœur de l’actualité en ce moment. Il s’agit d’un groupe de 11 métropoles dans lesquelles la circulation est réglementée via le système Crit’Air. Concrètement, la vignette est obligatoire dans ces zones et les véhicules les plus polluants y sont soit interdits, soit restreints à des plages horaires spécifiques.
S’il y a quelques mois, les ZFE étaient encore méconnues du grand public, celui-ci commence désormais à les critiquer de plus en plus. Selon un sondage publié par Aramisauto, 39 % des Français remettent carrément en doute leur efficacité environnementale. 73 % d’entre eux jugent également que ce système représente davantage de contraintes pour les automobilistes, spécialement les plus modestes. 36 % des sondés prévoient d’ailleurs de braver l’interdiction de circuler dans les ZFE.
Quelles solutions pour faire accepter les ZFE ?
Pour éviter une fracture sociale, la députée Renaissance Barbara Pompili a présenté au gouvernement un rapport afin de rendre les ZFE plus acceptables en France. Pour cela, elle a adopté une approche qui a déjà fait ses preuves, à savoir s’inspirer de nos voisins européens. En prenant notamment la Belgique comme exemple, elle propose de mettre en place un coach mobilité qui aura pour mission de vulgariser les informations autour du dispositif des ZFE et du système Crit’Air.
Le sondage Aramisauto montre en effet que 42 % des automobilistes ne connaissent même pas le Crit’Air de leur voiture. La députée propose ensuite de changer le nom des ZFE, car celui-ci prête à confusion. En Angleterre, les pouvoirs publics classifient ces métropoles comme des zones d’air propre, une dénomination plus parlante qui met l’accent sur la pertinence du dispositif et non sur les restrictions qu’ils imposent aux automobilistes.
En parallèle, Barbara Pompili déclare qu’il est nécessaire de mener une campagne de sensibilisation afin que les ZFE et le système Crit’Air soient perçus comme utiles pour les usagers de la route. À l’heure actuelle, ces derniers les perçoivent en effet plus comme des contraintes et des outils de discrimination qui privilégient les plus fortunés. Enfin, la députée propose de renforcer les aides aux habitants des métropoles concernées par les ZFE. Pour cela, elle se dit favorable à la création d’un guichet unique.
Et vous, pensez-vous que les propositions de Barbara Pompili seront suffisantes pour obtenir une acceptation plus large des ZFE ?
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