Les SUV essence ont été longtemps abandonnés par les acquéreurs potentiels, qui se tournaient en masse vers les motorisations diesel, moins gourmandes en carburant et donc, pensait-on, plus écologiques. Cependant, en termes d’émissions polluantes de particules fines, les blocs essence ont su démontrer qu’ils avaient encore toute leur pertinence, tandis qu’en parallèle, les ingénieurs motoristes sont parvenus à les peaufiner au point de réduire considérablement leurs consommations. À présent, les SUV essence sont clairement en voie de disparition. Ils cèdent peu à peu leur place aux systèmes hybrides, avant l’avènement des voitures 100 % électriques. Leur retour face au diesel aura donc été de courte durée, mais de nombreux SUV essence consomment moins et se montrent alors particulièrement séduisants. Découvrez-les dans cet article pour vous aider à choisir le carburant de votre SUV !
Pourquoi est-il important de bien choisir un SUV essence économe en carburant ?
Tout d’abord, le choix d’un SUV mérite que l’on s’y arrête un instant, car il ne va pas de soi. De fait, on parle ici de véhicules lourds et surélevés, donc avec un centre de gravité qui donne davantage de roulis, c’est-à-dire un comportement routier moins vif. Ces critiques sont parfaitement entendables, mais si les SUV rencontrent un tel succès commercial, depuis plus de vingt ans, ce n’est clairement pas le fait du hasard. Ainsi, ces véhicules font preuve d’une remarquable polyvalence, d’un look qui les identifie tantôt en tant que baroudeurs, tantôt en tant que véhicules sportifs, le tout en bénéficiant des derniers développements en matière de châssis, pour trouver un bon équilibre entre sécurité et dynamisme.
Pour ce qui est de la motorisation essence, celle-ci semblait un temps voué à disparaître face aux moteurs diesel, plus sobres, plus coupleux et émettant moins de CO2 par kilomètres. Cependant, le dieselgate est passé par là, de même que la prise de conscience environnementale quant aux émissions de particules fines, celles-ci étant nettement plus présentes sur les blocs diesel qu’essence. À l’échelle du marché français, ceci s’est notamment manifesté par l’apparition des vignettes Crit’Air, qui mettent clairement en avant les moteurs essence, puisque, par exemple, un SUV essence d’après 2011 sera Crit’Air 1, tandis que le même modèle, un SUV diesel, n’aura droit qu’à la vignette jaune Crit’Air 2. De surcroît, si l’essence conserve un réel intérêt, c’est aussi parce qu’il est beaucoup moins cher, à l’achat, qu’un système hybride ou 100 % électrique.
Enfin, quitte à opter pour un SUV essence, autant s’orienter vers un modèle peu gourmand en carburant et contrairement à une idée reçue, il en existe toute une pléthore. Certes, leur nombre se réduit du fait de l’émergence à marche forcée des hybrides et des modèles dits électrifiés, mais on en dénombre encore une quantité significative, en particulier au sein du sous-segment des Crossovers urbains.
Notre sélection des meilleurs SUV essence économes en carburant
Peugeot 2008 1.2 PureTech 130 ch
Le Peugeot 2008 ne pouvait pas ne pas figurer dans ce Top 10 des meilleurs SUV essence, pour la simple et bonne raison qu’il caracole régulièrement en tête des ventes de Crossover urbains dans de nombreux pays. Avec le restylage, les moteurs essence s’apprêtent à tirer leur révérence, laissant la place à un système hybride 48V de 136 ch, par ailleurs tout à fait recommandable, mais il est encore temps de choisir un 2008 III en Phase 1 avec son fameux 1.2l PureTech de 130 chevaux. Ce 3 cylindres sied d’ailleurs à merveille au 2008, nettement plus léger que son grand frère, le 3008, ce qui lui permet d’aligner des performances tout à fait convaincantes (dont un 0 à 100 km/h en 9 secondes) avec une consommation des plus convenables, puisque débutant à 5,6 l/100 km en version boîte manuelle avec les plus petites jantes. Quant au gabarit du modèle en lui-même (longueur de 4,30 m, largeur de 1,76 m, hauteur de 1,55 m et coffre de 434 à 1 467 dm3), il lui permet de se montrer aussi à l’aise en ville qu’en périphérie ou qu’à la campagne, sur route pour de courts trajets, comme sur autoroutes au moment d’un long périple à plusieurs.
Suzuki Jimny 1.5 VVT 102 ch
Le Jimny est un SUV très particulier, ne serait-ce qu’au travers de son design cubique, à la fois néo-rétro et qui semble rendre hommage au Mercedes-Benz Classe G, à une tout autre échelle, cela étant posé. De fait, le Jimny mesure moins de 4 m de long, et plafonne à 1,72 m, tandis que son coffre varie de 377 à 830 litres. Incontestablement, ce n’est pas un déménageur, mais lorsqu’il est question de se salir les roues, les Jimny répondent toujours présent, y compris avec son bloc essence 1.5 atmosphérique. Certes, il ne développe que 102 chevaux et 130 Nm (à 4 000 tr/min), ce qui n’en fera pas un foudre de guerre, mais tel n’est pas le tempérament du Jimny. En revanche, sa consommation, de 6,8 l/100 km en cycle mixte, paraît très raisonnable, grâce à une masse à vide inférieure à 1 100 kg.
Opel Crossland 1.2 83 ch
Au premier abord, nous avions pensé faire figurer l’Opel Mokka dans ce Top 10, mais il s’avère que le Crossland, bien qu’appartenant à la catégorie supérieure, peut être choisi avec un moteur de base particulièrement économe. Mesurant 4,21 m de long, 1,76 m de large, 1,60 m de haut et disposant d’un coffre de 410 à 1 225 dm3, le Crossland figure parmi les SUV essence grand public les plus polyvalents, ce qui mérite d’être souligné. Il ne suivra pas une X1 sur route sinueuse, pas plus qu’un Jimny hors des sentiers battus, mais s’il est question de se déplacer seul ou avec ses proches au quotidien, et quel que soit le type de parcours, ce modèle mérite considération. C’est d’autant plus vrai qu’il arbore un look, certes, passe-partout, mais plus charismatique que dans le passé. En parallèle, si son moteur essence semble faiblard, produisant moins de 85 ch, il fait preuve d’une grande souplesse, dont seuls les atmosphériques peuvent se prévaloir et il ne consomme qu’à peine plus de 5 l/100 km !
Dacia Duster II 1.3 TCe 130 ch
Dacia s’apprête à renouveler son best-seller, mais le Duster de deuxième génération demeure une proposition éminemment tentante, y compris lorsqu’il est équipé du 1.3 TCe essence de 130 équidés. En effet, ce SUV de 4,32 m de long, pour 1,82 m de large, 1,70 de haut et doté d’un coffre de 376 dm3 en version 4×4, peut non seulement compter sur un prix catalogue canon, mais aussi sur des prestations de premier ordre. Bien sûr, vous trouverez à bord des plastiques durs, quelques assemblages qui auraient mérité davantage d’attention et un contenu technologique embarqué plutôt limité. Toutefois, le Duster peut aisément sortir du bitume, il est simple à entretenir et économe à l’usage. De fait, son 1.3 TCe consomme moins de 6,5 l/100 km alors qu’il lui permet tout de même de frôler les 180 km/h en pointe, et de passer de 0 à 100 km/h en 11 secondes.
Renault Captur II TCe 100 ch
Autre modèle issu de l’Alliance Renault-Nissan, le Captur n’a pas non plus volé sa place au sein de notre classement, en particulier grâce à son moteur essence de 100 chevaux. Il faut bien comprendre que si le Duster et le Captur affichent des dimensions assez proches, le Renault mesurant 4,23 m de long, 1,80 m de large et 1,57 m de haut pour un coffre de 422 à 1 275 dm3, le modèle de la marque au Losange cible une clientèle différente. En effet, le Captur ne pourra pas se lancer sur les mêmes sentiers à peine carrossables que le Duster, mais il se montre beaucoup plus confortable sur route, mieux équipé, et mieux fini également. En outre, le 3 cylindres essence de 100 chevaux peut être choisi en bicarburation GPL, ce qui mérite d’être souligné, et son couple de 160 Nm à 2 750 tr/min apparente sa conduite à celle d’un diesel, ce qui, dans cette catégorie, n’a rien d’une tare, au contraire. Il en résulte un exercice du 0 à 100 abattu en à peine plus de 13 secondes, pour une consommation mixte inférieure à 7,5 l/100 km, et qui atteint ce seuil pour le GPL, mais avec un prix au litre bien plus abordable que celui du sans-plomb.
Volkswagen T-Roc Cabriolet TSI 115 ch
Un T-Roc basique, un Taigo ou même un T-Cross aurait parfaitement pu figurer dans notre Top 10, mais nous ne pouvions pas passer à côté de la note d’exotisme supplémentaire prodiguée par le T-Roc Cabriolet. De fait, depuis l’arrêt du Nissan Murano Cabriolet, le nombre de SUV permettant de rouler cheveux au vent est proche de zéro, le Jeep Wrangler peut être présenté comme une exception, mais il s’agit davantage d’un franchisseur pur et dur que d’un SUV. Quoi qu’il en soit, nous voici face à un Crossover élégant, de 4,27 m de long, 1,82 m de large et haut de seulement 1,52 m, qui met en avant un profil très dynamique. En toute franchise, le coffre de 284 litres seulement constitue l’une des faiblesses majeures du modèle, mais son bloc essence TSI de 115ch se révèle très agréable. Il propose ainsi 200 Nm, à 2 000 tr/min seulement, pour une vitesse maximale de 190 km/h environ, tandis que le 0 à 100 km/h nécessite moins de 12 secondes. Quant à la consommation, qui nous intéresse tout particulièrement, elle s’établit à un excellent 6,3 l/100 km. Pour rouler en SUV cabriolet essence, ce n’est vraiment pas beaucoup !
Ford Puma Ecoboost Flexifuel 125 ch
Autrefois, c’est-à-dire dans les années 1990, le Ford Puma était un coupé abordable, au look sympa et aux performances raisonnables, y compris en matière de consommation d’essence. À présent, la même désignation fait référence à un Crossover urbain, mais le Puma du XXIe siècle se montre toujours dynamique, fun à conduire même, et il met toujours en avant un look sportif couplé à une réelle sobriété énergétique. Les moteurs essence EcoBoost de la firme à l’ovale bleu ont remporté de nombreux prix, et c’est parfaitement mérité, car ils incarnent l’une des meilleures réussites du downsizing, qui a malheureusement enregistré aussi son lot d’échecs. Pour en revenir au Puma, ce SUV mesure 4,19 m de long, 1,80 m de large et 1,54 m de haut, pour un coffre allant de 457 à 1 216 dm3. Quant au 1.0l EcoBoost turbocompressé, il permet au Puma d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de 9,8 secondes, excusez du peu, alors même que sa consommation mixte ne dépasse pas les 5,5 l/100 km. Il existe aussi en version micro-hybride, bien sûr, avec un alterno-démarreur 48 Volts, mais aussi dans une version de 93 chevaux, à la remarquable boîte auto à 7 rapports.
Jeep Renegade 1.0l 120 ch
Si la marque américaine, propriété du groupe Stellantis, est réputée pour ses 4×4 bruts de fonderie, la fameuse calandre à 7 branches est aussi désormais apposée sur des modèles nettement plus européanisés, tels que le Jeep Renegade 1.0l GSE, dont le 3 cylindres de 999 cm3 de cylindrée développe 120 chevaux. Disponible uniquement en traction, avec ce moteur, le Renegade n’en est pas moins très efficace sur un parcours tout-chemin, grâce à des pneus mixtes et un système de contrôle de motricité dernier-ci. En parallèle, sur route et autoroute, le Renegade fait preuve d’un comportement de haute volée, que les sympathiques performances de son moteur, dont un 0 à 100 en 11,2 secondes, mettent en avant. La consommation mixte s’avère par ailleurs similaire à celle de la plupart des modèles présents dans ce comparatif, s’établissant à moins de 7 l/100 km. Enfin, grâce à un gabarit réduit pour une Jeep, 4,23 m de long, 1,80 m de large et 1,69 m de haut, le Renegade se montrera parfaitement à son aise dans les sous-bois autant que dans les centres-villes !
Skoda Kamiq 1.2 TSI 150 ch
Le groupe VAG est un motoriste de talent, cela ne fait aucun doute, mais le constructeur germanique nous le rappelle parfois de manière inattendue, au détour d’un modèle qui attire peu les regards, mais qui ne mérite pourtant que des compliments. Il en va ainsi du Kamiq de la marque tchèque Skoda, en particulier lorsqu’il hérite d’un 1.2 TSI de 150 chevaux, à la fois puissant, coupleux, performant, agréable à l’oreille, et sobre. Ce 4 cylindres développe en effet 250 Nm de 5 000 à 6 000 tr/min, lui conférant un tempérament sportif, sans que ce terme ne soit usurpé. D’ailleurs, le 0 à 100 km/h en témoigne, ne réclamant qu’à peine plus de 8 secondes, pour une vitesse de pointe au-delà des 210 km/h. En parallèle, et bien que l’on soit ici face à un SUV des plus polyvalents (4,24 m de long, 1,79 m de large, 1,55 m de haut et dont le coffre va de 400 à 1 395 dm3), la consommation mixte reste contenue à 4,9 l/100 km : un véritable exploit !
DS 3 1.2 PureTech 100 ch
Le 1.2 PureTech mérite de nombreux éloges, qu’il soit monté sur une Peugeot, une Citroën, ou, comme ici, une DS. En effet, le DS 3 profite pleinement du mariage d’une carrosserie de Crossover urbain (avec une longueur de 4,12 m), d’un coffre très pratique (de 350 dm3, banquette arrière en place), avec un moteur essence dernier-cri. En l’occurrence, comme pour le 2008, il conviendra de se dépêcher pour en profiter, car l’hybridation 48V pointe son nez. Ce n’est absolument pas une mauvaise chose, mais le DS 3 micro-hybride coûtera plus cher, sans être véritablement plus performant. En tout état de cause, en version 100 chevaux, le fameux moteur EB propose tout de même 205 Nm de couple dès 1 750 tr/min, d’où un 0 à 100 km/h en moins de 11 secondes ; à noter qu’un variant de 155 ch avec boîte EAT8 peut même descendre jusqu’à 8,2 secondes, mais elle consommera alors 5,5 l/100 km quand le 1.2 de 100 équidés se contente de 4,8 l/100 km seulement, pour un agrément déjà superbe !
L’essentiel à retenir
En fin de compte, notre découverte des SUV essence qui consomment le moins a tout d’abord permis de souligner à quel point la sélection peut être diversifiée. Oui, la plupart sont des Crossover à vocation urbaine, mais entre le rustique Duster, le performant Kamiq, le baroudeur Jimny et le sportif Puma, il y a de réelles différences et n’oublions pas le côté délicieusement décalé du T-Roc Cabriolet. Quel que soit le modèle que vous choisirez, chaque SUV essence de ce Top 10 représente en tout cas une proposition pertinente sur le plan économique, d’une part, mais aussi écologique, puisqu’ils sont tous compatibles à l’E85. Enfin, la plupart des SUV consommant le moins de carburant cités ici proposent, indépendamment de leurs motorisations, des expériences à bord des plus agréables, au travers de technologies de pointe, en matière de sécurité active et passive, mais aussi en ce qui concerne leurs systèmes respectifs d’info-divertissement.
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