En France, la transition vers l’électromobilité poursuit son évolution. Dans ce contexte, une nouvelle aide est octroyée aux acheteurs de véhicules électriques. Dès le 1er octobre 2025, le gouvernement français appliquera, en effet, une augmentation de la prime à l’achat. Cette hausse s’inscrit dans la continuité des dispositions adoptées depuis le 1er juillet 2025, alors que le bonus écologique a changé de nom et de fonctionnement. Quelles sont les nouvelles conditions d’obtention du bonus ? Quelles sont ses spécificités ? Réponses avec Caroom !
Le bonus écologique devient le coup de pouce véhicules électriques
Depuis son lancement, le bonus écologique a fait l’objet de nombreuses modifications. Le 1er juillet dernier, le nom du dispositif a changé. Il ne se nomme plus bonus écologique mais coup de pouce véhicules électriques. Et pourtant, pour le grand public, qui tend à perdre ses repères face à toutes ces réformes, cette aide reste le fameux bonus écologique.
Le changement correspond notamment au nouveau mode de financement du bonus. En réalité, les finances publiques ne couvrent plus l’aide. Ce rôle est à présent attribué aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Il s’agit de fonds alimentés par les fournisseurs d’énergie, contraints de prendre activement part à la transition écologique.
Ce nouveau fonctionnement permet d’impliquer davantage les acteurs énergétiques dans la transition vers une mobilité propre et de préserver les finances de l’État. Les constructeurs automobiles ont, eux aussi, la possibilité de conclure des accords spécifiques avec les énergéticiens, afin d’offrir des montants bonifiés à leurs clients.
Une prime pouvant désormais aller jusqu’à 5 200 euros
Le principal changement en vigueur à partir du 1er octobre 2025 est l’attribution d’une prime complémentaire exceptionnelle d’un montant de 1 000 euros, valable pour l’acquisition d’une voiture électrique assemblée en Europe.
Cette mesure complète l’aide déjà appliquée depuis juillet. En pratique, elle permet d’amener la somme totale de l’aide à un maximum de 5 200 € pour les ménages les plus modestes, incluant les 4 200 € de base, auxquels viennent s’ajouter les 1 000 € supplémentaires. Pour les autres foyers, l’aide grimpera à 4 100 €, avec les 3 100 € et la surprime CEE de 1 000 €.
Pour rappel, le bonus écologique oscillait auparavant entre 2 000 et 4 000 €, suivant la situation du ménage.
Les véhicules concernés et leurs conditions d’éligibilité à la prime
Avec cette surprime, l’État entend favoriser les véhicules qualifiés de vertueux. Elle ne concerne donc pas toutes les voitures électriques. En effet, pour être éligibles, elles doivent remplir certaines conditions bien strictes. En premier lieu, le véhicule doit non seulement être assemblé en Europe, mais en plus, sa batterie doit également être fabriquée sur le Vieux Continent.
En outre, le prix de la voiture doit être inférieur à 47 000 €, options non incluses. Son poids en ordre de marche ne doit pas excéder 2,4 tonnes. Par ailleurs, elle doit se conformer aux critères de fabrication européenne.
L’Agence de la transition écologique (ADEME) dévoilera dans les prochaines semaines la liste des véhicules qui auront droit à cette prime. Il est peu probable que les modèles importés de Chine, à l’instar de la Tesla Model 3, fassent partie de la liste. Cependant, les BMW iX3, Renault Mégane E-Tech ou Peugeot e-208, conçus sur le sol européen, compteront sans doute parmi les bénéficiaires.
Concernant les démarches, il suffit aux automobilistes de contacter leur concessionnaire. Ils peuvent bénéficier de l’avance immédiate de ce dernier, qui déduit ensuite directement la prime du prix d’achat. Autrement, il est possible de déposer une demande sur le site officiel primealaconversion.gouv.fr dans les six mois qui suivent l’achat.
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