La citadine électrique de BYD, connue sous le nom de Seagull sur le marché chinois et commercialisée en Europe sous l’appellation BYD Dolphin Surf, s’apprête à franchir un nouveau cap technologique. Le constructeur chinois lui apporte une évolution importante, centrée sur l’aide à la conduite et l’équipement embarqué, sans modifier en profondeur sa base technique.
Présentée lors d’une récente mise à jour en Chine, cette évolution illustre la stratégie de montée en gamme progressive de BYD sur ses modèles d’accès. L’objectif n’est pas de transformer la citadine en profondeur, mais de renforcer son attractivité face à une concurrence européenne de plus en plus structurée, incarnée notamment par la Renault 5 E-Tech Electric ou la Citroën ë-C3.
Une amélioration technologique portée par l’arrivée du LiDAR
La principale évolution concerne l’intégration d’un système d’aide à la conduite de nouvelle génération, baptisé « God’s Eye B » (DiPilot 300). Celui-ci introduit un dispositif de détection avancée reposant sur un LiDAR, une technologie encore rare sur le segment des citadines électriques.

Grâce à cet équipement, la Seagull/Dolphin Surf peut accéder à des fonctions de conduite assistée plus évoluées, incluant la gestion de certaines situations urbaines complexes. Le système est également capable de reconnaître les feux de signalisation et d’assister le conducteur dans des scénarios de circulation variés, sous réserve des réglementations locales. À cela s’ajoutent plusieurs dispositifs de sécurité active, comme le freinage d’urgence automatique, ainsi qu’un système complet de surveillance de l’environnement et du conducteur via un ensemble de caméras réparties autour du véhicule et dans l’habitacle.
Cette dotation technologique rapproche la citadine de BYD de modèles appartenant habituellement à des segments supérieurs, marquant ainsi une volonté claire de démocratisation des aides à la conduite avancées.
Un habitacle légèrement revu et plus technologique
Sur le plan esthétique, les changements restent mesurés. La silhouette générale n’évolue pas, mais quelques éléments de personnalisation apparaissent, comme un logo lumineux intégré dans le bandeau arrière, ainsi que de nouvelles teintes de carrosserie proposées au catalogue.

À bord, l’évolution est plus perceptible. L’interface multimédia s’appuie désormais sur le système DiLink de nouvelle génération avec un écran central de 12,8 pouces. L’équipement progresse également avec l’arrivée d’un chargeur sans fil de forte puissance, de sièges avant chauffants et d’un réglage électrique pour le siège conducteur. Des équipements qui renforcent la perception de montée en gamme, tout en restant cohérents avec le positionnement tarifaire du modèle.
Pas d’évolution concernant l’autonomie
Sous le capot, aucune évolution majeure n’est à signaler. La citadine conserve son moteur de 88 chevaux et ses deux options de batterie proposées sur le marché chinois, avec des capacités de 30 kWh et 38 kWh. L’autonomie reste comprise entre environ 305 et 405 kilomètres selon le cycle CLTC.
Cette stabilité confirme le choix de BYD de concentrer ses efforts sur les équipements et les systèmes d’assistance plutôt que sur la performance pure ou l’autonomie, un positionnement qui permet de contenir les coûts tout en enrichissant l’expérience utilisateur.

Pour l’heure, ces évolutions concernent principalement le marché chinois. Leur arrivée sur la version européenne n’a pas encore été officialisée, même si leur intégration sur la Dolphin Surf paraît cohérente avec la stratégie du constructeur.
Dans un segment de plus en plus concurrentiel, cette montée en technologie pourrait toutefois renforcer la position du modèle face aux références du marché des citadines électriques abordables, en particulier si ces évolutions venaient à être proposées en Europe dans les prochains mois.
Sources et méthodologie
Pour cet article, la rédaction de Caroom s’est appuyé
- CarNewsChina
Dernière mise à jour de la veille : 11 mai 2026
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