Des débats sont en cours au Parlement européen en raison de l’opposition de l’Allemagne au projet visant à interdire la vente de véhicules thermiques neufs en 2035. Une opposition qui intervient suite à une absence d’aménagement sur le sujet des carburants synthétiques, alors que l’Europe entend faire des concessions, Bruno Le Maire y reste sourd.
Une « faute environnemental »
Bruno Le Maire qualifie l’autorisation de vente des véhicules thermiques neufs fonctionnant avec du carburant synthétique après 2035 comme « faute environnementale ». Il s’oppose donc à l’Allemagne qui tient fortement à l’amendement permettant la vente de véhicules fonctionnant au carburant synthétique après 2035. Le ministre de l’Economie et des Finances français se déclare prêt à aller au combat contre les Allemands sur cette mesure.
Cependant, les carburants synthétiques sont bien moins polluants que l’essence sans plomb et ils ne sont pas issus d’une ressource fossile, ils sont renouvelables et cultivables en France. Ils permettraient de redynamiser l’emploi dans l’agriculture.
Une incohérence économique
Selon le représentant de la France durant ces négociations, permettre aux constructeurs de vendre des voitures thermiques fonctionnant avec du carburant synthétique serait une incohérence économique. En effet, pour son point de vue ce serait s’exposer à la concurrence de la Chine qui développe les véhicules électriques ainsi que les batteries.
Cependant autoriser les voitures carburant ainsi ne signifie pas lâcher complètement les voitures électriques au contraire. Les carburants synthétiques ne seront pas la plus importante source d’énergie pour un véhicule puisque la production sera limitée et son prix sera encore plus élevé que l’essence actuellement, seulement une certaine catégorie d’automobilistes pourront rouler avec ce carburant pour un usage de loisir et occasionnel.
L’argumentaire de Bruno Le Maire semble alors bancal et la prise de position pourrait davantage relever d’un conflit d’ego plutôt qu’une véritable volonté de défendre l’environnement. Se battre avec l’Allemagne sur ce sujet n’est certainement pas une très bonne stratégie car le pays est le plus important acteur dans le domaine automobile en Europe.
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