Tous les constructeurs doivent faire un choix cornélien concernant leur gamme de voitures à l’approche de 2035. Volkswagen ne fait pas exception, car certains modèles de la marque allemande quitteront le catalogue sous peu. Parmi eux, on compte la Renault Zoe, le Touran ou encore le 3008 II. L’Arteon fera également ses adieux en 2024. Mais pas tout à fait !
La Volkswagen Arteon n’est plus !
En 2017, Volkswagen pensait que les automobilistes européens avaient fait le tour des SUV et seraient séduits par un retour au classique comme les berlines. C’est dans ce contexte que l’Arteon a été lancée, un quitte ou double de la marque allemande.
L’Arteon avait de quoi séduire avec son profil Fastback, un empattement de 2,84 mètres qui lui permettait d’offrir un espace intérieur généreux et un coffre de plus de 500 litres. L’habitacle se distinguait par son design épuré et moderne avec des équipements haut de gamme dès l’entrée de gamme. En 2020, la gamme a été élargie avec la commercialisation d’une version break : le Shooting Brake.
Commercialisée à partir de 60 000 euros, l’Arteon proposait une gamme de motorisations comprenant deux options essence, un hybride rechargeable et deux moteurs diesel, tous associés à une transmission à double embrayage. Les clients pouvaient choisir entre un quatre-cylindres 2 L TSI de 190 ch ou un puissant 2 L TSI de 320 ch pour la version R. En diesel, les options allaient d’un 2 L TDI Evo de 150 ch à un moteur de 200 ch.
Cependant, malgré ses caractéristiques attrayantes, l’Arteon a souffert de tarifs élevés, ce qui a limité sa popularité sur le marché. De plus, la batterie de la version hybride rechargeable de la Volkswagen Arteon ne permettait qu’une autonomie de 40 km.
Enfin, le nouveau plan stratégique de la marque allemande, Accelerate Forward | Road to 6.5, a complètement sonné le glas de l’Arteon.
Volkswagen vise à augmenter les profits en rationalisant la gamme de produits et en se concentrant sur les modèles à fort volume. D’après son PDG Thomas Schäfer, cette nouvelle vision permettra à Volkswagen d’atteindre un retour sur ventes de 6,5 % dès 2026. Mais, la disparition de cette berline ne laissera pas de vide dans la gamme de Volkswagen, puisque la marque est engagée dans la course au 100 % électrique avec l’ID.7.

Mais ce n’est pas encore le cas de la version Shooting Brake
Malgré l’arrêt de la production de la version berline de l’Arteon, Volkswagen a confirmé que le break Arteon continuera d’être produit jusqu’en 2026. L’une des raisons de ce deux poids deux mesures est toute simple : les deux voitures ne sont pas produites au même endroit.
Contrairement à la berline qui était produite à Emden, la version break de l’Arteon est assemblée à Osnabrück. Mais Volkswagen se prépare à dire adieu à ses voitures fonctionnant avec un moteur thermique et préfère laisser le champ libre à ses modèles 100 % électrique comme l’ID.7 et ses 700 km d’autonomie.
Ce qui est sûr, c’est que cette stratégie peut laisser penser que Volkswagen veut rentabiliser jusqu’au dernier moment la lignée de l’Arteon. Avec les véhicules thermiques qui font de la résistance, l’Arteon a une opportunité à saisir grâce à son allure sportive et à son habitacle spacieux qui offre un confort équivalent à celui d’une Passat. Sous le capot, la Volkswagen Arteon Shooting Brake propose une gamme de motorisations essence, diesel et hybride, dont la version EVO du 2.0 TDI de 150 ch, associée à une transmission automatique DSG7, échappe au malus.
Seriez-vous tenté par la version break de l’Arteon ou allez-vous plutôt vous pencher vers l’ID.7 et ses 700 km d’autonomie ?
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