Pour ceux qui envisagent d’acheter une citadine électrique, le marché leur offre en effet un large choix. Bien que les modèles ne circulent pas encore sur les routes, il est tout de même intéressant de les comparer sur papier. Et si on confrontait deux rivales françaises ! Voyons donc ce que la Citroën ë-C3 a de plus ou de moins que la R5.
Citroën s’apprête à éteindre la concurrence avec l’ë-C3
La citadine électrique Citroën ë-C3 est avant tout proposée à partir de 23 300 euros hors bonus écologique. Sa production est un peu complexe, puisque si le moteur est fabriqué à Trémery en Moselle, l’assemblage se fait en Slovaquie, tandis que la batterie sera importée de Chine par le fournisseur Svolt. Quoi qu’il en soit, elle répond aux normes européennes exigées pour bénéficier du bonus écologique.
Si l’on jette un œil sur ses dimensions, l’ë-C3 s’étire sur 4,01 mètres de long et 1,75 m de large. Sa hauteur s’affiche à 1,57 m, ce qui la rend presque aussi haute qu’un SUV. Le constructeur a d’ailleurs cassé le design courbé des précédentes C3 en habillant ce prochain volet d’une silhouette plus cubique. On n’oublie pas de mentionner son coffre de 320 litres. À l’avant comme à l’arrière, on peut apercevoir sur le véhicule le nouveau logo Citroën. Au moment de sa configuration, l’ë-C3 propose 6 couleurs de carrosserie :
- Bleu Monte-Carlo de série ;
- Blanc banquise ;
- Rouge Elixir ;
- Gris Mercury ;
- Noir Perla Nera.
À l’intérieur, l’ë-C3 embarque des sièges et des suspensions Citroën Advanced Comfort. On assiste également à une planche de bord inédite avec un volant plus petit, prenant la forme d’un ovale et où se trouvent plusieurs commandes. Ici, plus d’instrumentation classique. Désormais, les informations sont visibles depuis un compartiment situé à la base du pare-brise, c’est le principe du Citroën Head up Display. Disponible en option sur la finition You, mais en série sur la finition Max, l’écran tactile de 10,25 pouces pilote le nouveau système multimédia.
Les passagers pourront aussi profiter de la fonctionnalité Wifi sans fil permettant la connexion mirroring des Smartphones avec Apple Carplay et Android Auto. Pour assurer la conduite en toute sécurité, la citadine est équipée de technologies essentielles comme l’alerte active de franchissement involontaire de ligne, de reconnaissance de panneaux de vitesse ou encore de caméra de recul.
Que serait une voiture électrique sans parler de son autonomie ! L’ë-C3 annonce sur papier une autonomie mixte WLTP de 324 km, grâce à une batterie de 44 kWh. Son moteur de 113 ch est couplé à une boîte automatique à 1 rapport dotée d’une fonction de freinage régénératif. Selon le constructeur, le véhicule dispose d’une charge rapide de 100 kW en courant continu permettant une recharge allant de 20 à 80 % en 26 minutes. Les automobilistes pourront facilement recharger leur véhicule à domicile, mais aussi sur les 540 000 bornes de recharge publique réparties dans tout l’Europe.
Renault mise gros avec la nouvelle R5 E-Tech
Contrairement à la Citroën ë-C3, la Renault 5 E-Tech s’affiche à un tarif plus cher, qui devrait démarrer aux alentours des 25 000 euros. Elle sera assemblée à Douai, dans le département du Nord. Sa batterie sera fournie par une usine en Normandie, ce qui revient à dire qu’elle est entièrement française.
Sa conception s’inspire profondément des lignes de ses prédécesseurs avec des dimensions plus modestes que celles de l’ë-C3, soit 3,92 mètres de long, 1,77 m de large et 1,50 m de haut. Elle prend toutefois de l’avantage sur le volume de coffre avec 326 litres.
Il est intéressant de mentionner que le constructeur a utilisé des matériaux recyclés pour sa Renault 5, car selon lui 40 kg de plastiques recyclés ont été déployés et 25 % des matériaux sont issus de l’économie circulaire. Mais son argument ne s’arrête pas là pour justifier son prix. En effet, la nouvelle citadine électrique au losange propose un large choix de personnalisation, soit 200 combinaisons possibles avec lesquelles il est possible d’alterner, les peintures bi-ton, les joncs de toit colorés, les décors sur le toit et au niveau des portes avant, sans oublier de choisir les jantes.
Dans l’habitacle de la Renault 5 E-Tech, l’ambiance propulse le conducteur dans un univers sophistiqué et futuriste. Elle dispose d’un tableau de bord muni d’un double écran openR 2x 10 pouces, d’un volant également ovale doté de plusieurs commandes. Le système d’info-divertissement intègre Google ainsi que plus de 50 applications indispensables au quotidien.
Ce qui est aussi amusant avec la Renault 5 électrique, c’est la présence d’un assistant virtuel Reno. Il peut tout faire, que ce soit pour lancer la climatisation pour basculer d’un mode de conduite à un autre, pour programmer votre trajet ou encore pour l’interroger sur divers sujets. Tout ceci, grâce à l’intégration de ChatGPT dans le système.
Par ailleurs, le constructeur a prévu un système d’économie d’énergie permettant aux usagers de recharger leurs appareils électriques avec V2L. En se penchant maintenant sur ses performances, la R5 électrique dans sa finition haut de gamme, est plus musclée avec une batterie de 52 kWh pouvant justifier une autonomie allant jusqu’à 400 km. Sa recharge se fait en 30 minutes, de 15 à 80 %. Seulement, en entrée de gamme, soit pour le moteur de 95 ch, la charge rapide à 100 kW n’est pas disponible. En tout, il faut compter 3 niveaux de puissance (95, 120 et 150 ch) et 2 tailles de batteries (40 et 52 kWh). Enfin, notez que la version d’entrée de gamme, devant débuter à 25 000 euros environ, ne devrait arriver qu’à partir de 2025.
Citroën ë-C3 vs Renault 5 E-Tech : comment faire son choix ?
Faire le choix est indubitablement difficile, à moins que vous n’ayez déjà une idée bien précise en tête. Avant de conclure, retenez certains détails comme la batterie, puisqu’en matière de mobilité électrique, cet élément est décisif. Pour l’ë-C3, la marque n’a peut-être pas eu d’autres choix que de miser sur un modèle chinois LFP (lithium-fer-phosphate), moins cher, mais moins efficient. Chez Renault, l’équipe a opté pour un modèle en NMC (nickel-manganèse-cobalt), plus coûteux, mais plus énergique.
Pour la vitesse de chargement, il est normal que l’ë-C3 soit plus rapide que la R5 électrique. Cependant, son autonomie reste limitée. De ce point de vue, on estime que la voiture conviendra davantage aux citadins moins exigeants qui n’effectuent que de courts trajets au quotidien. Cependant, la compétition est rude puisque la Renault 5 E-Tech propose trois choix de motorisations, donc trois niveaux de performance. L’entrée de gamme annonce une autonomie de 300 km, soit similaire à la Citroën ë-C3.
Comme on a vu précédemment, le tarif se prononce aussi au niveau des équipements. On remarque que Renault cherche à monter en gamme pour viser des demandes plus exigeantes. Quant à Citroën, elle continue de croire que même les modèles les plus discrets peuvent avoir du succès !
Vous résumez les technologies NMC et LFP un peu trop à mon goût et comme conséquence de tromper le lecteur. A vous lire le NMC est plus intéressant ce qui est malhonnête! Plus efficient certe. Mais seuil emballement thermique beaucoup plus bas donc plus dangereux. Plus cher. Avec V2x le nombre de cycles est très important et là encore le NMC est vraiment moins bon. Pas de cobalt, durée de vie (ne pas confondre avec les cycles), simplicité d’entretien/utilisation, vitesse de recharge… Merci de rectifier votre article, le consommateur est suffisamment perdu et mal informé.
Votre commentaire est un peu trop condescendant « à mon goût ». Vous pouvez émettre une opinion, soumettre vos idées, mais faite le avec bienveillance et dans l’optique d’échange, de partage. En l’état votre commentaire n’est qu’arrogance et ne sert pas le fond de votre pensée.
Effectivement, chaque technologie de batterie, NMC et LFP dans ce cas-là, a ses avantages et ses inconvénients. Cependant, ce n’est pas le sujet principal de l’article, ce qui explique pourquoi nous n’y avons pas consacré plus d’explications. Avec une phrase par technologie, c’est un peu précipité d’avancer que nous prenons le parti de la batterie NMC.