Vous l’avez remarqué, DS vient de présenter une nouvelle voiture nommée N°8. Une surprise, car on s’attendait à ce que la nouvelle voiture électrique du constructeur s’appelle simplement DS 8, en cohérence avec le reste de la gamme. Peut-être que DS a voulu étonner une fois que les journalistes avaient compris que le nouveau modèle porterait le numéro 8. Ou alors, la marque a-t-elle souhaité faire référence au célèbre parfum de Chanel ? Mais maintenant que DS a officialisé la N°8, peut-on s’attendre à un changement progressif dans la nomenclature de la gamme ?
DS dépose les noms N°1 à N°9
Un indice majeur sur la stratégie future de DS est le dépôt des noms N°1 à N°9 par le constructeur du groupe Stellantis. Cela laisse penser que la marque envisage de réorganiser progressivement sa gamme. Ainsi, les actuelles DS 3, DS 4 et DS 7 pourraient adopter de nouvelles dénominations au gré des restylages ou des nouvelles générations, alignant ainsi toute la gamme sur la nouvelle DS N°8.

Ces dépôts ont été enregistrés entre le 8 novembre et le 13 décembre 2023 et concernent exclusivement des « véhicules automobiles ».
Un choix stratégique ayant un double objectif
Ce repositionnement semble répondre à une volonté claire de DS : se différencier davantage de Citroën. Pour beaucoup, les modèles comme la DS 3, la DS 4 ou encore la DS 5 restent associés à Citroën, puisque ces appellations étaient utilisées par la marque aux chevrons pour désigner ses véhicules haut de gamme avant l’émancipation de DS.

En ajoutant la mention « N° », DS cherche peut-être à clarifier son positionnement premium et à renforcer son identité. Cette numérotation peut évoquer l’iconique parfum N°5 de Chanel, symbole du luxe à la française, une valeur que DS Automobiles revendique depuis sa création. La DS 9 avait déjà tenté de surfer sur ce positionnement en intégrant des éléments emblématiques du savoir-faire français, comme une montre BRM ou un système audio premium signé Focal, à la place de marques plus internationales comme Bose ou Bang & Olufsen.
Une relance nécessaire pour DS ?
La DS N°8 sera-t-elle l’élément déclencheur d’un renouveau pour la marque ? Rien n’est moins sûr. Un simple changement de nomenclature pourrait ne pas suffire à inverser la tendance des ventes. D’autant plus que DS, qui était un projet ambitieux soutenu par Carlos Tavares, fait désormais face à un avenir incertain. Depuis son départ, certains craignent que DS ne devienne le premier constructeur du groupe Stellantis à disparaître ou à être vendu.

L’échec de la DS 9, une berline ambitieuse principalement destinée à la Chine, a marqué un coup dur pour la marque. Avec un peu plus de 10 000 exemplaires vendus en 4 ans dans le monde, ce modèle haut de gamme n’a pas su trouver son public. À titre de comparaison, le Renault Avantime, souvent considéré comme un échec, s’était vendu à 8 557 exemplaires en seulement 18 mois, mais il s’agissait d’un concept-car produit en série limitée pour certains marchés européens.
La DS 9, elle, était une berline conventionnelle, proposée en versions essence et hybride, avec des ambitions bien plus élevées. Cet échec rappelle celui de l’Avantime, qui avait précipité la chute de Matra. DS semble emprunter un chemin similaire. Avec la DS N°8, la marque n’a donc plus droit à l’erreur.
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