Le leasing social fera son retour en 2026 avec une nouvelle formule et des aides moins généreuses qu’à ses débuts. Le principe reste toutefois inchangé : permettre aux ménages aux revenus modestes d’accéder plus facilement à une voiture électrique grâce à des loyers réduits. Mais cette nouvelle édition marque un tournant avec un ciblage plus précis des bénéficiaires et une évolution du mode de financement.
Des mensualités toujours encadrées malgré une baisse des aides
Annoncé au printemps dernier pour un lancement attendu au début de l’été, le leasing social revient pour une troisième édition. Si l’ambition demeure de faciliter l’accès à l’électrique, le contexte budgétaire pousse le gouvernement à revoir sa copie.
Lors de la première édition, en 2024, le dispositif avait bénéficié d’aides particulièrement élevées, avec jusqu’à 13 000 euros de soutien financier grâce au cumul du bonus écologique et d’une prime spécifique. Certaines citadines électriques avaient ainsi atteint des niveaux de mensualités très bas.
Pour 2026, les aides deviennent plus modulées. Leur montant dépendra davantage de la localisation de la production des principaux composants du véhicule. Une voiture répondant uniquement aux critères environnementaux pourra bénéficier d’un soutien de 6 500 euros. Cette somme augmentera progressivement pour les modèles utilisant des éléments produits en Europe, avec un plafond fixé à 9 500 euros pour les véhicules dont moteur et batterie sont issus de l’Union européenne.
Autre évolution importante : le financement du dispositif ne sera plus assuré directement par l’État. Celui-ci reposera désormais sur les Certificats d’Économies d’Énergie, un mécanisme alimenté par les fournisseurs d’énergie.
Les mensualités restent toutefois encadrées. Les offres proposées dans le cadre du dispositif ne pourront pas dépasser 200 euros par mois hors options. Les loueurs auront également l’obligation de proposer une part de véhicules à des tarifs plus accessibles, avec au moins 20 % des offres affichées sous le seuil des 140 euros mensuels. L’assurance et les coûts d’entretien resteront cependant à la charge du conducteur.
Des critères d’accès maintenus et une nouvelle catégorie de bénéficiaires
Les conditions d’accès évoluent peu par rapport à l’édition précédente. Pour bénéficier du leasing social en 2026, il faudra avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 300 euros, être majeur et utiliser son véhicule dans le cadre professionnel.
Le dispositif reste destiné aux personnes effectuant des trajets domicile-travail importants, avec une distance minimale de 15 kilomètres entre le domicile et le lieu de travail, ou réalisant au moins 8 000 kilomètres professionnels par an.
Le contrat pourra prendre la forme d’une location longue durée ou d’une location avec option d’achat sur une période minimale de trois ans, sans apport initial demandé.
Cette année, 50 000 véhicules seront réservés aux ménages modestes. Une seconde enveloppe de 50 000 véhicules fera son apparition et sera destinée aux professionnels gros rouleurs, notamment ceux dont l’activité repose fortement sur l’usage quotidien de leur véhicule, comme certains artisans, infirmiers ou commerciaux. Les modalités précises d’accès à cette nouvelle catégorie n’ont pas encore été détaillées.
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