Prévue pour 2026, l’Alpine A110 électrique marque un tournant stratégique pour la marque au sein du groupe Renault. Inspirée par la vision de Luca de Meo, PDG de Renault, cette future sportive à émissions zéro aspire à devenir une référence dans le domaine des véhicules électriques hautes performances. Pourtant, ce choix clivant pourrait diviser les amoureux de l’A110 première et deuxième du nom, tout comme les amateurs de voitures sportives.
Une stratégie assumée et inspirée par Porsche
Développer une version électrique de l’A110 n’est pas une décision rationnelle d’un point de vue financier, selon Luca de Meo. Néanmoins, il la considère essentielle pour positionner Alpine comme une référence dans le sport automobile électrique. Cette ambition rappelle la stratégie de Porsche qui entame la même transition avec les 718 Boxster et Cayman, qui sont les concurrents de la berlinette française.

L’A110 électrique bénéficiera d’une plateforme sur mesure, garantissant des performances sans compromis. Cette architecture exclusive servira également à d’autres modèles à venir, notamment un coupé 2+2 électrique baptisé A310. Luca de Meo mise sur cette approche pour renforcer la crédibilité d’Alpine et accélérer les ventes de ses futurs modèles plus grand public, comme le SUV A390 prévu en 2025.
Une sportive électrique centrée sur la légèreté
Malgré le poids généralement associé aux batteries, l’A110 électrique promet une conception extrêmement légère. Le poids réduit est l’essence même d’Alpine. Le concept A110 E-ternité, une version électrique prototype de l’actuelle A110, affiche un poids de seulement 1400 kg, rivalisant avec celui d’une Porsche 718 Boxster thermique.
Ce résultat est obtenu grâce à l’utilisation de matériaux léger. Toutefois, la décision de développer une plateforme entièrement nouvelle a été qualifiée par Luca de Meo de « stratégie stupide » d’un point de vue purement économique. Mais pour Alpine, le résultat espéré justifie l’investissement.
Une rupture qui pourrait déplaire aux puristes
L’électrification de l’A110 pose une question essentielle : comment convaincre les amateurs de voitures de sport thermiques ? Tout comme Porsche avec ses futures 718 Boxster et Cayman électriques, Alpine devra composer avec la réticence des puristes attachés aux motorisations essence. L’absence de rugissements moteur pourrait dérouter une partie de la clientèle ayant déjà choisi l’A110 thermique. Cependant, Alpine parie sur des performances intéressantes et une agilité accrue pour convaincre les sceptiques.

Vers une gamme 100 % électrique et une supercar
L’A110 électrique s’inscrit dans une stratégie globale visant à électrifier l’ensemble de la gamme Alpine d’ici la fin de la décennie, et ainsi être en conformité avec l’interdiction de vendre des voitures utilisant un moteur thermique en Europe après 20235.
La marque prévoit le lancement de sept modèles 100 % électriques, dont une supercar qui viendra couronner cette transformation. Ce véhicule, actuellement en développement dans le centre de recherche de l’usine de moteurs de Formule 1 d’Alpine, est présenté comme une vitrine technologique destinée à redéfinir les standards du segment.
Une nouvelle ère pour Alpine !
Avec l’A110 électrique, Alpine souhaite combiner l’héritage de ses sportives emblématiques avec une technologie d’avant-garde. Si le défi de satisfaire à la fois les puristes et les amateurs de performance électrique est ambiteux, très ambitieux, cette stratégie pourrait positionner Alpine comme un acteur incontournable dans l’avenir du sport automobile électrique. Une direction que doit malgré tout prendre le marché des sportives, mêmes si les passionnés regrettent pour l’instant ce changement.
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