Après avoir fait ses débuts en hybride rechargeable, le Hyundai Santa Fe élargit sa gamme avec une version hybride simple, répondant ainsi aux attentes de ceux qui souhaitent un SUV spacieux et accueillant, sans le coût élevé de l’électrification poussée. Lancé à partir de 49 900 €, ce nouveau modèle hybride non-rechargeable de 215 chevaux permet au Santa Fe de devenir plus compétitif dans le segment des SUV familiaux, en s’approchant des tarifs de l’ancien Santa Fe et de certains concurrents directs.
Une baisse du prix d’accès bienvenue
Le Santa Fe hybride simple se base sur la motorisation du Tucson, avec un bloc 1.6 T-GDi couplé à un moteur électrique de 65 chevaux, portant la puissance totale à 215 chevaux. Cette motorisation permet de proposer une entrée de gamme Intuitive à un prix bien plus accessible, environ 10 000 € en dessous du tarif d’accès de la version hybride rechargeable de 253 chevaux. Ce repositionnement permet de le rendre plus attractif face à des modèles comme le Peugeot 5008, le Renault Espace ou le Volkswagen Tayron, qui proposent eux aussi des alternatives hybrides et micro-hybrides pour les grandes familles.

Si le bloc hybride simple n’offre pas la capacité de rouler en mode électrique prolongé, l’avantage se situe dans le poids plus léger du véhicule (1 965 kg contre 2 165 kg pour le PHEV) et un réservoir d’essence plus généreux, atteignant 67 litres. Ce volume accru permet de compenser partiellement l’absence de partie électrique, allongeant ainsi l’autonomie sur de longs trajets sans trop de compromis. Le coffre, quant à lui, profite d’un volume supérieur à celui du modèle PHEV, avec une capacité de 992 litres à 1 949 litres une fois les sièges arrière rabattus, contre 985 à 1 942 litres pour le modèle rechargeable.
Mais il n’échappe pas au malus écologique …
Cette motorisation hybride non-rechargeable est proposée en trois finitions : Intuitive, Creative et Executive. Le modèle Executive, haut de gamme, s’affiche à 58 700 €, ce qui reste plus abordable que la version PHEV d’entrée de gamme, proposée à 59 700 €. En revanche, la technologie de motorisation hybride de Hyundai, bien que performante, ne permet pas d’échapper aux émissions de CO₂. En effet, la variante hybride simple affiche entre 148 et 159 g/km, imposant un malus écologique variant de 1 901 € à 4 026 € en fonction de la finition et des équipements. Un montant qui pourrait même grimper si les prévisions de durcissement du barème en 2025 se concrétisent.
Ce malus reste un point de réflexion pour les acheteurs français, qui doivent jongler entre un budget d’achat serré et des coûts additionnels liés à la fiscalité défavorable en raison des émissions de C02. Dans cette optique, le Santa Fe hybride simple, malgré son positionnement tarifaire abaissé, peut paraître encore onéreux face à des rivaux comme le Renault Espace hybride 200 chevaux, plus compétitif sur le malus, ou le Peugeot 5008 essence micro-hybride.
L’hybride rechargeable reste disponible
Pour ceux qui recherchent la possibilité de rouler en mode électrique, le Santa Fe hybride rechargeable de 253 chevaux demeure un choix intéressant. Avec une batterie de 13,8 kWh, ce modèle propose jusqu’à 54 km d’autonomie en tout électrique, un atout indéniable pour les trajets urbains et périurbains. Cependant, cette version se montre plus coûteuse à l’achat (jusqu’à 69 700 € pour la finition Calligraphy) et affiche un poids conséquent. Elle est par ailleurs plus contraignante en termes de recharge et moins favorable pour les longs trajets, avec un réservoir réduit de 47 litres.
Une stratégie tarifaire plus équilibrée, mais une concurrence affûtée
Avec cette version hybride simple, Hyundai améliore son offre pour rendre le Santa Fe plus accessible. Néanmoins, cette initiative louable est légérement entachée par un malus écologique qui alourdit l’addition et pourrait refroidir certains acheteurs.
Le Hyundai Santa Fe hybride reste ainsi une option solide pour les familles recherchant espace et confort jusqu’à 7 personnes, mais dans un marché de plus en plus exigeant en matière de coûts et de réglementation, le constructeur devra sans doute continuer à affiner son offre pour séduire davantage les automobilistes français. Pour rappel, le malus écologique est une spécificité française. Hyundai étant un constructeur installé dans le monde entier, l’intérêt de faire de nombreuses recherches pour éviter le malus en France est limité.
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