Les carburants bientôt vendus à perte ? On vous explique !

Pompe carburant

Les prix des carburants continuent de grimper, atteignant des niveaux inquiétants pour les consommateurs. En effet, l’essence et le diesel se rapprochent et parfois même dépassent les 2 euros par litre. Cette situation, déjà vécue dans le pays, avait entraîné des mesures gouvernementales pour aider les citoyens à faire face. Cependant, la Première ministre Élisabeth Borne n’a pas l’intention de répéter ces mesures et mise plutôt sur l’implication du secteur privé.

 

Vers la vente de carburant à perte ?

La possibilité de vendre les carburants à perte est évoquée. Élisabeth Borne a annoncé au Parisien que les enseignes de distribution de carburant pourraient vendre le carburant à perte de manière exceptionnelle pendant quelques mois. Cette mesure semble autoriser les stations-service à déroger à la loi de 1963 qui interdit la vente à perte.

https://twitter.com/le_Parisien/status/1703119391817077110?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1703119391817077110%7Ctwgr%5E9db4649944e081aec4a01087f8fe056ac0df736c%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fabcmoteur.fr%2Fwp-admin%2Fpost.php%3Fpost%3D97486action%3Dedit

Impliquer la responsabilité du secteur privé ?

Cette décision confirme que le gouvernement n’a pas l’intention de mettre en place de nouvelles réductions de prix ou de chèques carburant pour faire face à la hausse des prix de l’énergie. Il compte plutôt sur le secteur privé pour soutenir le pouvoir d’achat des Français, un rôle normalement assumé par l’État.

« Chacun prend sa part. C’est normal de mettre à contribution les gros industriels. La responsabilité de l’État, c’est aussi de baisser son déficit et sa dette« , a déclaré Élisabeth Borne.

Cependant, il est incertain que cette méthode soit efficace pour réduire les prix des carburants, car certains acteurs, comme la grande distribution, ont déjà des marges très faibles, oscillant entre 1 et 3 % sur les prix des carburants, et acceptent déjà de réduire ces marges lors d’opérations de carburants à prix coûtant. Parallèlement, le gouvernement prélève près de 60 % du prix des carburants sous forme de diverses taxes.

 

À lire aussi

Carburants en Europe : vers un risque de pénuries de diesel et d’essence dès avril ?
Le marché européen des carburants pourrait connaître des tensions dès le mois prochain. Le groupe Shell alerte sur un risque de perturbations rapides concernant le diesel et l’essence, lié aux incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, concentre les inquiétudes des acteurs du secteur énergétique.   […]
Mercedes ne compte pas renoncer à la production des moteurs V12 et ce, même après 2030
Alors que l’industrie automobile se dirige vers l’électrification, certaines motorisations traditionnelles tendent à s’effacer progressivement. Parmi elles, le V12 se fait de plus en plus rare. Les gammes de BMW et Audi n’en comportent plus, et même les grandes marques de luxe se tournent désormais vers des blocs plus compacts ou électrifiés. Pourtant, Mercedes-Benz ne […]
Fin des moteurs thermiques en 2035 : l’Union européenne va-t-elle encore une fois revoir son objectif ?
En 2022, l’Union européenne a fixé une date butoir pour la fin de la commercialisation des voitures et utilitaires légers neufs émettant du CO₂, au profit des modèles 100 % électriques et à hydrogène. Ainsi, compte tenu de la stratégie de neutralité carbone à l’horizon 2050, l’année 2035 devrait sonner la fin des moteurs essence et diesel, […]

Publié par

Paul-Émile CASSORET

Je suis Paul-Emile Cassoret, journaliste automobile chez Caroom depuis 2022. Je traite les nouveautés et le marché (dont l’électrique), la fiabilité en occasion et les aides à l’achat, avec un objectif : aider les automobilistes à faire un choix concret et adapté. En savoir plus.

0 commentaires sur cet article

Commentez cet article