Les immatriculations de Dacia ont chuté de près de 18 % au premier trimestre 2026 en France, alors que le marché global ne recule que de 2,1 %. Pourtant, les carnets de commandes de la marque roumaine affichent une progression à deux chiffres. Entre perturbations logistiques et hausse des tarifs, le directeur de Dacia France assure que cette situation reste temporaire.
Des retards de livraison liés à des aléas logistiques
La baisse des immatriculations ne traduit pas une perte d’attractivité de la marque. Selon Olivier Mornet, Directeur Général de Dacia France, les difficultés du début d’année sont principalement conjoncturelles. Une tempête a perturbé le trafic maritime dans le détroit de Gibraltar pendant une dizaine de jours entre fin janvier et début février. Cette situation a retardé l’acheminement des véhicules produits au Maroc, notamment la Sandero, qui figure parmi les trois modèles les plus immatriculés en France sur cette période.
En parallèle, une partie de la gamme traverse une phase de renouvellement. La Sandero restylée intègre de nouveaux moteurs et boîtes de vitesses. Cette transition industrielle contribue également à ralentir temporairement les livraisons. Malgré ces freins, la part de marché de Dacia en mars atteint environ 8,5 %, conforme aux objectifs fixés par la marque.
Des commandes en forte progression malgré la hausse des prix
Les carnets de commandes enregistrent une croissance à deux chiffres. Les motorisations Eco-G 120 sur Sandero et l’inédite motorisation Hybrid-G 150 4×4 sur Duster et Bigster rencontrent un succès notable. Pour la direction française, le second trimestre devrait afficher de meilleurs résultats que le premier, grâce à la régularisation progressive des livraisons.
La question de la hausse des tarifs reste cependant posée. Le prix catalogue de la Sandero a progressé de 37 % entre 2020 et 2024. Olivier Mornet justifie cette évolution par l’enrichissement des équipements intégrés aux véhicules. Il souligne également que les Dacia conservent une excellente valeur résiduelle sur le marché de l’occasion, ce qui explique en partie un taux de fidélité de 82 %, contre environ 50 % pour l’ensemble du marché automobile français.
Une gamme qui s’élargit à l’automne 2026
Dacia prépare l’arrivée de nouveaux modèles pour renforcer son offre. Le break surélevé Striker, partageant sa plateforme avec le Bigster, a été dévoilé et est attendu pour l’automne 2026. Une citadine électrique est également attendue peu après, partageant sa plateforme avec la nouvelle Renault Twingo E-Tech. Ces lancements s’inscrivent dans la stratégie de diversification de la marque sur le segment des véhicules accessibles.
La direction de Dacia France annonce une contre-offensive commerciale pour les prochains mois. L’objectif reste de maintenir la dynamique des commandes tout en régularisant les flux de livraisons perturbés en début d’année.
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