L’avenir des voitures électriques semble prometteur quant à une possible réduction de leurs coûts d’acquisition d’ici 2024. On peut déjà espérer l’émergence de nombreux modèles électriques aux prix abordables, mais surtout plus écologiques, compte tenu du malus qui les attend en cas de non-respect du barème environnemental. Mais ce ne sont pas seulement les seuls arguments !
Le bonus écologique s’apprête à être plus sévère
Intégrant de nouveaux critères d’éligibilité, le bonus écologique de 2024 risque de reléguer certains modèles de véhicules électriques sur la touche. Pour continuer à bénéficier du bonus écologique, le prix du véhicule électrique doit demeurer inférieur à 47 000 euros, remises comprises.
D’autres critères d’éligibilités se préparent dans les coulisses pour exclure les modèles dont le processus de production est jugé polluant. Un score environnemental est alors attribué à chaque voiture et parmi les modèles dans le collimateur du gouvernement, on retrouve notamment la Dacia Spring et la MG 4. Cela signifie que l’an prochain, si vous souhaitez encore miser sur ces modèles, ne comptez plus sur l’aide de l’État s’élevant à 5 000 euros ou à 7 000 euros pour acquérir votre véhicule électrique.
Mais les voitures électriques abordables arrivent pour conquérir le marché
Parce que la voiture électrique est la voiture de demain, il va sans dire que les constructeurs se donnent à fond pour proposer des modèles facilement accessibles par le grand public. En France, les ventes des voitures électriques commencent à s’épanouir et rien qu’en octobre dernier, 25 473 unités ont été immatriculées. C’est la Dacia Spring qui a été couronnée reine des ventes durant cette période, avec 3 291 modèles écoulés. Elle doit son succès à son prix qui s’affiche à 20 800 euros hors bonus. En parallèle, les autres marques s’apprêtent aussi à commercialiser des véhicules électriques sous la barre des 30 000, voire 25 000 euros, hors bonus écologique. D’ailleurs, Peugeot a déjà entamé sa remise sur l’e-208 restylée.
Bien entendu, il n’est pas question pour les constructeurs automobiles de réduire drastiquement les tarifs. Cette stratégie doit reposer sur une étude dès la conception du véhicule. En effet, ce qui défavorise l’électrique par rapport à la thermique est sans aucun doute sa batterie. Les constructeurs ont donc œuvré dans ce sens pour proposer une batterie à la fois performante et peu encombrante.
Le groupe Stellantis montre déjà l’exemple, puisqu’il est en pleine préparation de sa fameuse batterie de type LFP ou Lithium-fer-phosphate. Grâce à cette technologie développée en partenariat avec l’entreprise chinoise CATL, la firme espère proposer des véhicules compétitifs et de qualité dans les segments B et C. Mais il faudra attendre la fin de cette décennie pour réellement en profiter.
Chez Renault et Ford, ils misent d’abord sur des packs de véhicules électriques plus petits, en attendant l’essor de la batterie performante. Et puis, il y a aussi la concurrence chinoise qui met la pression sur les constructeurs européens avec leurs modèles low cost qui débarquent sur le Vieux continent.
Oui, la voiture électrique va voir ses prix remisés dès 2024. Mais ce ne sera pas encore pour l’année à venir que son tarif va s’aligner avec celui des thermiques. Soyez patient !
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