L’année 2024 a plutôt mal démarré pour les constructeurs allemands ! Chez Volkswagen et Mercedes, le bilan trimestriel sur les ventes globales, mais surtout sur les voitures électriques, est décourageant. En revanche, toutes les allemandes ne sont pas concernées !
L’année 2024 démarre mal pour Mercedes et Volkswagen
Laissons parler les chiffres ! Sur le premier trimestre 2024, le groupe Volkswagen a réalisé une hausse de 3 % sur ses livraisons de voitures en Europe, toutes motorisations confondues. Il a même fait mieux aux États-Unis avec une hausse de 5 %, en Chine avec +8 % et en Amérique du Sud avec +14 %.
Cependant, si l’on analyse les résultats de l’électrique, notamment sur le Vieux Continent, le bilan fait grincer les dents. La baisse des ventes en Europe est de l’ordre de 24,3 % ! Il a été livré 74 400 modèles (2024) contre 98 300 modèles (2023) sur la même période (entre janvier et mars). Au niveau mondial, le recul des ventes de voitures électriques n’est que de 3,3 %.
Lui, qui comptait sur son pays pour booster ses ventes, se retrouve dans une situation délicate et ce, en raison de la fin du bonus en Allemagne. Mais on observe tout de même les mêmes constats aux États-Unis. Ainsi, la baisse s’articule autour de 16 %, soit 13 200 unités (2024) contre 15 700 unités, toujours sur la période de janvier à mars. Ailleurs, pourtant, la marque se porte bien avec une progression de 91,2 % en Chine, une hausse de 40, 6 % dans le reste du monde.
Du côté de Mercedes, le premier trimestre 2024 a pondu un résultat fâcheux avec 47 500 voitures électriques écoulées, représentant une baisse de 8 % des ventes par rapport au 1er trimestre 2023. De même pour les ventes globales, avec -8 %, soit une livraison de 463 000 véhicules, toutes motorisations confondues. Pour s’expliquer, le constructeur allemand avance la présence de contraintes liées aux chaînes d’approvisionnement. Il parle également de « changements de modèles ».
Qu’en est-il des autres constructeurs allemands ?
Les autres marques allemandes ne font pas mieux, puisque chez Porsche, la chute est abrupte avec une baisse de 52 % sur la vente de ses véhicules électriques. Or, celui-ci prépare actuellement la transition de son Macan thermique, le modèle phare, vers une motorisation 100 % électrique.
Chez Audi, la souffrance se fait aussi sentir avec un mauvais score de -21,9 % sur l’ensemble de ses ventes, soit seulement 14 274 unités vendues. Que va lui réserver le reste de l’année avec son seul joker, le Q4 ? Son Q6 e-tron ne pourra pas non plus changer la donne sur un marché de SUV haut de gamme déjà bondé. Cela sans parler de son autre problème concernant l’avenir de son usine à Bruxelles où sont fabriqués les Q8 e-tron. Selon les commentaires de la marque, la réticence à acheter des véhicules 100 % électriques est due à des « conditions économiques difficiles », mais également à un manquement de « planification des structures de support sur certains marchés ».
Toutefois, il semble que chez certaines marques, à l’instar de BMW, la voie vers l’électrique est lumineuse. En effet, BMW a réalisé 82 700 ventes au premier trimestre, soit une augmentation de 27,9 % par rapport à la même période de l’année dernière. Dans le reste du monde, le constructeur a écoulé 78 691 véhicules électriques. Le succès, il le doit à ses modèles BMW i4, iX, iX1, iX3 et i7.
Outre les problèmes internes qu’il faudra résoudre, il faut dire que la suppression du bonus écologique en décembre 2023 en Allemagne a eu des répercussions néfastes sur l’achat des véhicules électriques.
N’était-il pas plus prudent de le prolonger ou, du moins, de diminuer progressivement les proportions au lieu de l’arrêter brutalement ?
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