Dans cette course vers l’électrification, les constructeurs ont l’habitude d’ajouter quelques kilomètres d’autonomie aux modèles à venir. Chez Citroën, ils ont opté pour la prudence à cet égard, car initialement, ils avaient annoncé une autonomie de 320 km pour l’ë-C3. Le verdict est maintenant tombé, l’autonomie officielle étant quelque peu supérieure aux prévisions.
Des kilomètres supplémentaires pour la Citroën ë-C3
Lors de sa présentation en 2023, la Citroën ë-C3 affichait initialement une autonomie de 320 km avec une batterie LFP de 44 kWh et un moteur de 113 ch. Cependant, il y a quelques semaines, probablement par mesure de prudence en attendant l’homologation, le constructeur a révisé ce chiffre à la baisse, le fixant à 300 km sur son site. Pendant ce temps, les commandes s’épaississent et les futurs automobilistes attendent avec impatience la sortie en concession du véhicule, prévue pour juin.
Les valeurs officielles sont finalement tombées, ce qui nous ramène à une autonomie de 326 km en cycle WLTP pour la version en entrée de gamme You. Moins équipée, l’ë-C3 You est chaussée de jantes 16 pouces, ce qui n’est pas le cas pour la version Max, laquelle est dotée de jantes 17 pouces. Cela implique systématiquement la réduction de son autonomie à 321 km. En effet, selon les constats des ingénieurs, aussi minimes soit le détail, le style et la dimension des jantes ont un impact significatif sur la consommation, donc sur l’autonomie du véhicule électrique.
De quoi enterrer la concurrence ?
Il est vrai que la Citroën ë-C3 est déjà au plus bas de son tarif avec 23 300 euros en entrée de gamme. Avec ce prix, elle embarque des équipements intéressants comme une aide au stationnement arrière, une alerte active de franchissement involontaire de ligne, une reconnaissance des panneaux de signalisation, une climatisation, des phares avant LED, mais aussi des suspensions à butées hydrauliques progressives.
La facture grimpe un peu avec la finition Max, soit 27 800 euros pour une climatisation automatique, des sièges molletonnés Citroën Advanced Comfort, des vitres arrière électriques, un volant ajustable, une connexion sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto, une banquette arrière rabattable 60/40 et un écran tactile de 10 pouces. On notera également sa capacité de charge rapide de 100 kW, permettant de passer de 20 à 80 % en 26 minutes. En matière de performance, la citadine arrive à passer de 0 à 100 km/h en 11 secondes et à atteindre une vitesse maximale de 135 km/h.
Ces données parviendront-elles à aligner l’ë-C3 auprès de la Dacia Spring qui, elle, s’affiche à 18 900 euros ? Pour rappel, la Spring Expression se dote de lève-vitres avant électriques, de climatisation manuelle, d’un combiné d’instrumentation numérique de 7 pouces ainsi que d’un Media Control intégrant une radio avec commandes au volant, Bluetooth, support téléphone, 1 USB-C et 2 haut-parleurs. Son autonomie en cycle mixte WLTP est de 225 km, tandis qu’en cycle WLTP urbain, elle est de 305 km.
Là, l’ë-C3 peut justifier son prix. Par rapport aux autres concurrentes abordables qui attendent d’être commercialisées, la citadine électrique française n’a pas à s’inquiéter. En effet, même si la future Fiat Panda électrique est estimée à 20 000 euros en entrée de gamme, elle annonce une autonomie de 200 km. La Renault Twingo E-Tech séduit par son prix à 21 500 euros, bonus écologique de 4 000 euros déduit, mais avec une autonomie de 185 km, pouvant aller jusqu’à 270 km selon la vitesse, le style de conduite et bien sûr les conditions climatiques.
N’oublions pas que Citroën aussi compte lancer une deuxième version de son modèle électrique en 2025 et ce, avec une autonomie d’environ 200 km pour un prix de départ de 19 900 euros, hors bonus.
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