L’Union européenne va-t-elle tenir son engagement sur les véhicules électrique ?

L’Union européenne a décidé d’interdire la vente de véhicules thermiques neufs après 2035, que ce soit des moteurs utilisant de l’essence, du diesel, du superéthanol ou même des hybrides. Cette décision laisse alors un boulevard sur le marché pour les véhicules électriques mais l’instance supranationale semble mettre la charrue avant les bœufs car beaucoup de questions restent sans réponse concernant les véhicules électriques. 

 

Des problèmes d’infrastructures

Le premier inconvénient d’une voiture électrique est la charge. Si vous pouvez réaliser ou approcher la charge complète chez vous en une nuit si votre installation le permet, il est possible de charger votre voiture plus rapidement avec les bornes de recharge présentent sur la voie publique. Cependant il faut encore trouver des bornes rapides, ce qui n’est pas toujours évident sorti des grands axes. Effectivement faire un Paris – Marseille ne pose plus de problème en voiture électrique en raison de l’installation de nombreux superchargeurs sur l’A6 et l’A7 mais des régions plus reculées ont moins d’équipements, rendant plus stressant la réalisation d’un long trajet.

La France est pour l’instant bien lotie avec ses nombreuses bornes de charges plus ou moins rapides sur la voie publique mais dans d’autres pays d’Europe moins développés, les installations ne sont pas aussi nombreuses. Ces pays vont devoir répondre à un vrai défi avant 2035 pour permettre à leurs citoyens de rouler sans contrainte en véhicule électrique. Afin d’éviter les désagréments dès maintenant découvrez le top 10 des voitures électriques.

La question de la fiabilité

Un autre souci est le retour sur la fiabilité de ces véhicules, si Tesla semble confiant dans ses rapports, le constructeur profite d’une expérience de plus de 10 ans dans le domaine. Quid de la fiabilité des nouveaux arrivants sur le marché qui pourront être confrontés à des véritables problèmes d’envergure avec le vieillissement de leur véhicule dans 10 ou 20 ans. Ce qui nous pose aussi la question du recyclage des batteries qui pose encore un défi, l’Union européenne compte obliger les constructeurs a incorporé à partir de 2031, 6% de cobalt recyclé ainsi que 6% de lithium et nickel recyclés dans les batteries. De plus, à cette même date 70% du poids d’une batterie de véhicule électrique va devoir être recyclé.

La pérennité des ressources

Si pour l’instant les véhicules électriques représentent une petite part des véhicules neufs à travers le monde. La volonté d’interdire la vente des autres véhicules thermiques neufs après 2035 va forcément faire croître rapidement le nombre de voitures électriques vendues.

 

La matière première nécessaire pour la construction d’une batterie de voiture électrique va devenir plus importante. Cette matière première est réalisée de métaux précieux comme le nickel, le cobalt ou le lithium qui sont présents en quantité limitée. La question se pose de la pérennité de ce modèle face à des ressources rares, sommes-nous en train de préparer le pillage de ses métaux précieux pour pouvoir se déplacer quelques années dans des voitures électriques ?

Pour limiter ce phénomène, on pourrait envisager la réduction de poids des véhicules électriques. Le poids est l’ennemi des performances, de l’efficience et de l’autonomie. Réduire le poids des véhicules électriques, en se contentant de berlines plutôt que de SUV, ce qui permettrait en plus de réduire le CX, rendrait possible l’utilisation de batteries plus petites réduisant le pillage des ressources minières.

La pollution relative aux voitures électriques

De par leur conception, les voitures électriques sont plus polluantes. Effectivement l’extraction et le raffinage des métaux pour la batterie nécessitent de nombreux produits chimiques polluants. De plus, de nombreux déplacements sont nécessaires afin d’assembler le véhicule électrique.

Enfin l’intérêt écologique d’une voiture électrique réside dans la nature de l’énergie électrique. Une voiture électrique est au final plus polluante dans un pays qui utilise du charbon pour produire de l’électricité plutôt qu’une source nucléaire.

L’Union européenne est face à un défi, car si la volonté politique est de promouvoir l’achat de véhicules électriques par la population, on se rend rapidement compte que tout n’est pas rose derrière les voitures électriques et que si elles n’utilisent plus de pétrole pour avancer, leur production s’avère plus polluante limitant l’intérêt écologique de la voiture électrique sur le court terme.

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Publié par

Paul-Émile CASSORET

Je suis Paul-Emile Cassoret, journaliste automobile chez Caroom depuis 2022. Je traite les nouveautés et le marché (dont l’électrique), la fiabilité en occasion et les aides à l’achat, avec un objectif : aider les automobilistes à faire un choix concret et adapté. En savoir plus.

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