Présentée comme l’héritière moderne et tendance de la mythique 4L, la Renault 4 E-Tech entend séduire une clientèle urbaine et branchée à la recherche d’un petit SUV stylé. Mais si la silhouette séduit au premier regard et que l’effort technologique est indéniable, plusieurs défauts ressortent dès les premiers essais. Des lacunes d’ergonomie à la consommation réelle en passant par des aides à la conduite peu convaincantes, tour d’horizon des points faibles relevés par la presse.
Une consommation plus élevée que prévu
Premier reproche majeur, la consommation réelle de la Renault 4 E-Tech s’avère sensiblement supérieure à celle annoncée. Lors de l’essai réalisé par Phonandroid, la compacte affiche une consommation moyenne de 18 kWh/100 km sur parcours mixte, alors que l’ordinateur de bord estime celle-ci à 16 kWh/100 km. Un écart de 2 kWh/100 km qui, en pratique, réduit considérablement l’autonomie réelle par rapport aux chiffres officiels.

Dans des conditions moins favorables, certains essais ont même montré une consommation dépassant les 21 kWh/100 km sur autoroute à vitesse stabilisée, réduisant l’autonomie réelle sous la barre des 230 km.
Des aides à la conduite pas toujours au point
La Renault 4 E-Tech souffre également de plusieurs critiques concernant ses aides à la conduite. Le système de stationnement automatique est jugé perfectible, voire imprévisible. Selon Phonandroid, « le véhicule sélectionne parfois des emplacements mal adaptés, ou effectue des manœuvres approximatives, nécessitant de reprendre le contrôle manuellement ». Rien d’exceptionnel à ce niveau, les systèmes de stationnement automatiques montrent souvent des lacunes.

Autre point faible, les aides à la sécurité active sont jugées limitées. Comme le souligne LesVoitures.fr après les résultats aux crash-tests Euro NCAP, la 4 E-Tech ne décroche que 4 étoiles (contre 5 pour certaines concurrentes). Le site met en cause l’absence de certains équipements de série, comme la détection avancée de la somnolence ou l’alerte de trafic transversal à l’arrière. La détection de fatigue se limite à une analyse des mouvements de volant.
Des bugs logiciels et une interface pas toujours fluide
Renault mise beaucoup sur son système OpenR Link et sur l’assistant intelligent Reno, développé avec ChatGPT. Pourtant, plusieurs retours pointent des soucis de fiabilité. 01net.com rapporte plusieurs plantages du système multimédia durant leur essai, avec des coupures d’Apple CarPlay, des pertes de connexion avec Reno, et un comportement parfois erratique du GPS. Ce sont peut-être des bugs logiciels relatifs aux premières voitures en production.

La qualité de la caméra de recul déçoit également. Toujours selon 01net, l’image s’affiche en basse définition malgré un écran de bonne qualité. Une incohérence difficile à justifier sur un véhicule de ce prix, où l’on attend des prestations soignées à tous les niveaux, surtout sur une citadine à plus de 30 000 euros.
Des critiques sur l’ergonomie et le confort arrière
Si l’habitacle séduit par son ambiance et ses matériaux, tout n’est pas parfait. La commande de boîte fixée à la colonne de direction est notamment critiquée. Presse-Citron signale qu’elle manque de précision et que la marche arrière ne s’engage pas toujours correctement, obligeant parfois à s’y reprendre à plusieurs fois.

À l’arrière, le confort n’est pas optimal. Malgré un empattement généreux, l’espace aux jambes reste compté pour les grands gabarits, et la hauteur de toit peut poser problème. Selon Caradisiac, « l’absence d’accoudoir central, les portes à l’angle étroit et le manque de modularité du coffre » nuisent à la polyvalence. Lorsque la banquette est rabattue, le plancher n’est pas plat, faute de double-fond, ce qui gêne le chargement d’objets longs.
Un tarif pas si accessible
Avec un prix de départ supérieur de 2 500 € à celui de la Renault 5 E-Tech, la R4 électrique se positionne sur un segment plus haut, sans forcément offrir davantage d’équipements. Comme le rappelle Numerama, la version Evolution démarre à plus de 31 000 €, ce qui la place en concurrence frontale avec des modèles comme la Jeep Avenger ou la Mini Aceman. Le surcoût lié à la carrosserie SUV et au design néo-rétro pourra donc sembler difficile à justifier pour certains acheteurs.
Si la Renault 4 E-Tech séduit par son design inspiré et sa touche de nostalgie habilement modernisée par les équipes de Gilles Vidal, elle affiche encore plusieurs défauts notables : consommation réelle élevée, aides à la conduite peu convaincantes, bugs logiciels récurrents, ergonomie à revoir et tarif élevé. Sans être rédhibitoires, ces faiblesses méritent d’être prises en compte au moment de choisir ce modèle, surtout face à une concurrence de plus en plus affûtée dans le segment des petits SUV électriques.
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article