La marque premium française DS Automobiles aborde l’année 2025 avec l’objectif de redorer son blason après une période marquée par des difficultés. L’échec commercial de la DS 9, combiné à la gestion d’un rappel massif des airbags Takata, a fragilisé la position déjà instable de la marque sur le segment premium. Face à ces défis, DS mise sur une stratégie de renouvellement profond de sa gamme avec trois modèles clés attendus en 2025 : la DS N°8, la DS N°7 et la DS 4 électrique.
DS N°8 : un tournant pour le haut de gamme français
Présentée officiellement en décembre dernier, la DS N°8 incarne les ambitions renouvelées de la marque. Destinée à remplacer la DS 9, cette limousine s’inscrit dans une double dynamique : un design résolument modernisé et un choix de motorisations varié. Si DS annonce fièrement une version 100 % électrique, le constructeur n’abandonne pas pour autant les motorisations thermiques. Ainsi, une version hybride rechargeable de 195 chevaux sera proposée aux côtés d’un moteur essence micro-hybridé PureTech 1.2 de 136 chevaux, une stratégie visant à répondre aux attentes d’une clientèle encore réticente à l’électrification totale.

DS N°7 : le nouveau fer de lance de la gamme SUV
Modèle phare de la gamme actuelle, le DS 7 cèdera sa place à la DS N°7 en 2025. Ce nouveau SUV s’appuiera sur la plateforme STLA Medium du groupe Stellantis, déjà adoptée par le Peugeot 3008 de troisième génération.

Côté motorisations, la DS N°7 proposera une offre variée allant de l’hybride rechargeable de 195 chevaux à des versions 100 % électriques offrant des puissances de 210, 230 et 320 chevaux. Cette stratégie permettra de couvrir un large spectre de besoins, qu’ils soient orientés vers la performance ou l’autonomie. L’habitacle promet un design revisé, s’inspirant de la DS N°8 avec un tableau de bord épuré et des matériaux haut de gamme.
DS 4 électrique : un pari audacieux
Enfin, la berline compacte DS 4 complétera cette offensive produit avec l’introduction d’une version 100 % électrique. Dotée d’un moteur de 210 chevaux, cette version s’alignera sur les performances de la Peugeot E-408 tout en proposant un positionnement plus premium. Toutefois, la question de l’autonomie reste en suspens, notamment face à la concurrence des compactes allemandes qui prévoient leur transition vers l’électrique à plus long terme.

Cette évolution pose une question stratégique : DS prend-elle trop d’avance par rapport à des concurrents comme Audi, BMW ou Mercedes qui temporisent encore sur le passage au tout-électrique ? Le succès de cette DS 4 électrique reposera donc en grande partie sur la capacité de la marque à convaincre une clientèle sensible aux questions d’autonomie et de rapport prix/prestations.
Une stratégie sous contrainte
En toile de fond, Stellantis adapte sa stratégie d’électrification pour ses marques premium, DS mais aussi Alfa Romeo et Lancia, en misant sur une offre hybride parallèlement à l’électrification totale. Cette approche prudente vise à capter un public encore attaché aux motorisations traditionnelles tout en se conformant aux exigences réglementaires croissantes en matière de réduction des émissions.
L’année 2025 s’annonce donc cruciale pour DS Automobiles, qui devra prouver sa capacité à se repositionner face à une concurrence féroce et à reconquérir la confiance de ses clients. Entre modernisation stylistique, diversification des motorisations et repositionnement de sa gamme, DS joue une carte décisive pour son avenir sur le marché premium. Le bébé de Carlos Tavares pourra-t-il résister à son départ du groupe Stellantis ? L’année 2025 permettra de mieux connaitre l’avenir de DS Automobiles.
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