Comme tous les constructeurs qui cherchent continuellement à innover, BMW a connu son lot d’échecs au fil des années. Cela peut paraître étonnant au vu de la réputation de la marque qui est louée pour son expertise. Et pourtant, BMW a plus d’une fois été obligé de retirer un modèle de la vente, faute de succès. Aujourd’hui, focus sur trois de ces légers accrochages sur la carrière globalement réussie de la marque bavaroise.
BMW M1
Lorsque BMW lance le projet E26, tout le monde s’attendait en interne à une révolution. L’objectif était en effet de créer un coupé sportif proposant à la fois vitesse et aérodynamisme grâce à un design ultra-agressif.
Le développement commence alors au début des années 70, mais va connaître un coup d’arrêt net en 1973. Cette année, un évènement planétaire secoue en effet l’industrie, le choc pétrolier. Sous l’impulsion d’un pic de production du pétrole aux États-Unis et de l’abandon des accords de Bretton Woods, le cours du baril s’effondre, entraînant avec lui une hausse vertigineuse de l’inflation. Tous les constructeurs se retrouvent alors dans le rouge, mais la crise touche surtout les constructeurs premiums, dont BMW.
Ce n’est donc qu’en 1978 que le projet E26 aboutit et donne naissance à la BMW M1. Le monstre profitait d’un moteur à 6 cylindres en ligne de 3,5 litres développant 277 ch. Malheureusement, en raison du contexte et de son design avant-gardiste, il ne s’écoulera qu’à quelques centaines d’unités.
Toutefois, notez que la M1 connaîtra une seconde jeunesse dans le domaine de la compétition grâce à ses performances incroyables pour l’époque.

BMW Z1
Malgré l’échec de la M1, BMW décide à la fin des années 80 de retenter l’aventure avec un roadster inspiré de l’iconique 507.
Baptisée Z1, la petite sportive débarque en 1987, juste avant la grande mode des coupés décapotables lancée notamment par la MX-5 et la Fiat Barchetta. Elle se démarque par ses portes escamotables dans les flancs et sa structure en matériaux composites. Sous le capot, la Z1 est dotée d’un moteur à 6 cylindres en ligne de 2,5 litres développant 170 ch.
Sauf que la sportive va avoir du mal à convaincre en raison d’une boîte de vitesses mal étagée. Elle ne s’écoulera qu’à 8 000 exemplaires. À titre de comparaison, la MX-5 qui proposait une expérience similaire a débarqué en 1989 et s’est vendue à 431 500 unités.
Anecdote intéressante sur ce modèle : il a été décliné dans la gamme Alpina à 66 unités avec un moteur boosté à 200 ch.

BMW Série 3 GT
Au début des années 2010, les marques allemandes se retrouvent dans une situation délicate. Elles n’ont en effet plus le monopole du premium et commencent à se faire bousculer dans les ventes par d’autres constructeurs, surtout américains.
Pour tenter de se relancer et de diversifier son catalogue, BMW décide de miser sur la mode de la berline de luxe. C’est ainsi qu’il lance une énième itération de la Série 3, la GT pour Gran Turismo. Plus grande, elle affiche 4,83 m de long et 1,5 m de hauteur. Elle propose également un hayon pour un chargement plus accessible. Présentée en 2013, la BMW Série 3 GT a connu un restylage en 2016.
Elle ne rencontra pas non plus le succès malgré un catalogue de moteur diversifié avec des puissances allant de 183 à 326 ch.

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