La Fédération Nationale de l’Automobile place le malus au poids au centre de ses revendications. L’organisation professionnelle propose trois mesures pour dynamiser le marché français et souhaite voir cette taxe supprimée dès 2027. L’objectif affiché vise en priorité les ventes de véhicules hybrides, pénalisés par leur masse plus élevée. Cette demande intervient dans un contexte de fiscalité automobile de plus en plus contraignante.
Un malus au poids qui pèse sur les hybrides
Instauré pour taxer les véhicules jugés trop lourds, le malus au poids frappe désormais une large part du parc automobile. Les modèles hybrides sont concernés en premier lieu, car leur batterie et leurs composants électriques alourdissent considérablement la structure du véhicule. Un châssis chargé d’une motorisation combinant thermique et électrique dépasse fréquemment le seuil de déclenchement de cette taxe.
Cette situation crée un décalage souligné par la filière. Les véhicules hybrides émettent moins de CO2 que leurs équivalents thermiques classiques, mais se retrouvent taxés en raison de leur poids supérieur. La Fédération Nationale de l’Automobile estime que ce mécanisme freine l’adoption de technologies pourtant présentées comme des solutions de transition vers une mobilité moins polluante.
Trois mesures pour relancer le marché français
La proposition de suppression du malus au poids s’inscrit dans un plan plus large. La fédération avance trois mesures destinées à soutenir un marché automobile français en difficulté. Ces propositions ciblent directement les leviers fiscaux qui influencent le prix final payé par les particuliers et les professionnels.
La suppression de la taxe au poids à compter de 2027 constitue l’axe le plus visible de ce dispositif. En allégeant la fiscalité pesant sur les modèles hybrides, l’organisation espère rendre ces motorisations plus attractives sur le plan tarifaire. La démarche répond à un ralentissement des immatriculations observé sur plusieurs segments du marché.
Une fiscalité automobile de plus en plus scrutée
Cette revendication s’ajoute à un débat récurrent autour de la fiscalité appliquée aux véhicules neufs en France. Entre le malus écologique lié aux émissions de CO2 et le malus au poids, les taxes se cumulent et alourdissent la facture pour de nombreuses catégories de modèles. La filière alerte régulièrement sur l’impact de ces prélèvements sur le volume des ventes.
La Fédération Nationale de l’Automobile défend une révision de ces dispositifs afin de ne pas pénaliser des technologies considérées comme intermédiaires. Aucune décision officielle n’a été prise à ce stade concernant l’avenir du malus au poids au-delà de 2027. Les arbitrages fiscaux relèveront des prochaines discussions budgétaires, sans calendrier détaillé communiqué pour l’instant.
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