Opel, constructeur automobile allemand, a connu un parcours jalonné de succès symbolisé par des modèles phares tels que la Corsa et l’Opel Astra F, qui ont su conquérir le cœur des automobilistes. Cependant, tout au long de son histoire, la marque a également traversé des périodes difficiles, ponctuées par des échecs commerciaux notables.
Opel Signium
En 1997, Opel entre dans l’arène des grandes berlines de luxe pour rivaliser avec BMW et Mercedes en lançant le Signium. Basé sur la plateforme de la Vectra C, Opel propose un break coupé caractérisé par une plateforme allongée de 13 cm et un empattement généreux de 2,83 m. Sur ce nouveau concept, le Signium mise sur un habitacle premium, confortable et spacieux qui contraste avec une esthétique sans artifice emprunté à la Vectra. Puisque le concept n’a pas conquis les critiques, Opel présente une version plus moderne en 2001 : le projet Signium2.
On remarquera rapidement qu’Opel n’a pas retenu la leçon, car cette nouvelle mouture reprend encore les codes de la Vectra. Et, Opel dispose dans sa gamme un break Vectra, un comble ! Commercialisé en 2003, le Signium était disponible en trois finitions (Élégance, Sport et Cosmo) et une motorisation diversifiée comprenant des moteurs à essence 4 cylindres, un V6 de 3,2 L et des moteurs diesel dont le V6 de 3 L fabriqué par Isuzu.
Les automobilistes n’ont jamais adhéré au concept d’Opel sur le Signium en témoignent les ventes : seulement 97 895 exemplaires vendus. En 2008, Opel a finalement mis fin à la carrière de son concept break coupé afin de le remplacer par l’Insignia.
Opel Sintra
L’Opel Sintra représente une tentative d’Opel pour conquérir le marché du segment des monospaces dans les années 1990. Toutefois, pour optimiser les coûts, la marque allemande ne produit pas son propre véhicule, mais importe et restyle un van existant dans le catalogue des affiliés de General Motors. Doté de portes coulissantes, d’une modularité intéressante et d’une capacité d’accueil de huit passagers, le Sintra présentait des aspects attrayants. Cependant, lors de sa présentation au Salon de l’automobile de Genève, il a été critiqué pour son design banal et sa finition intérieure jugée inférieure aux standards d’Opel.
Le véritable coup dur pour le Sintra est survenu avec des problèmes de fiabilité. L’organisme Euro NCAP a révélé des lacunes majeures en matière de sécurité lors de crash-tests. Lors de sa sortie, l’Opel Sintra proposait 3 types de motorisations :
- un moteur essence 2.2L 16v développant une puissance de 141 ch ;
- un moteur V6 essence 3.0L 24v délivrant une puissance de 201 ch ;
- une version turbo diesel : le moteur 2.2 DTI 16v V une puissance de 116 ch.
Opel Antara
Absent depuis 2003 sur le segment des 4×4 avec la fin de carrière de l’excellent Frontera et ses 285 000 immatriculations, Opel se devait de réagir sur le marché très populaire des SUV. En 2006, la marque à l’éclair commercialise son nouveau SUV : l’Antara. Ce dernier est assemblé en Corée par GM et partage la même plateforme que le Chevrolet Captiva.
Pour une fois, Opel a fait les choses en grand puisque l’Antara reprenait les codes visuels du concept Antara GTC de 2005. Ce nouveau 4×4 avait une allure de baroudeur tout en muscle parfait pour affronter les routes accidentées. La présence d’un pavillon fuyant, de barres de toit en aluminium et des jantes de 18 pouces, sur la finition Cosmo, contribuaient à son allure dynamique. Cette traction intégrale était proposée avec différents types de motorisations :
- un moteur diesel de 2.0 CDTI développant respectivement 127 ch, 150 ch (BVM) et (BVA) ;
- un moteur essence de 3.2 V6 développant 227 ch (BVA).
Malgré tous ces efforts, l’Opel Antara a eu du mal à survivre face à la concurrence interne incarnée par le Chevrolet Captiva. La marque au blitz paie au prix fort la stratégie de General Motors puisque le Captiva est doté de 7 places pour un usage familial et il est proposé moins cher. Alors que l’Antara n’offre que 5 places et a une orientation vers un segment plus luxueux avec son prix plus élevé. En 2010, Opel va tenter de sauver l’Antara en proposant un restylage. Cinq après, la marque allemande va cesser la production de son 4×4.

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