Stellantis prépare une offensive sur le segment des mini citadines électriques. Trois modèles distincts, destinés aux marques Citroën, Fiat et Opel, devraient voir le jour à l’horizon 2028. Avec un prix d’accès visé autour de 15 000 euros, le groupe franco-italien entend relancer un segment A en perte de vitesse en Europe. La production serait localisée à l’usine de Kenitra, au Maroc.
Trois modèles compacts pour trois marques du groupe
Le projet de Stellantis prévoit le développement de trois citadines électriques distinctes, chacune portant l’identité de sa marque respective. Citroën, Fiat et Opel disposeraient ainsi d’un modèle urbain 100 % électrique dans leur gamme. Ces véhicules partageraient une base technique commune, permettant de mutualiser les coûts de développement tout en conservant des lignes stylistiques propres à chaque constructeur.
Les dimensions annoncées se situeraient entre 3,55 et 3,70 mètres de long, soit un gabarit comparable à celui d’une Fiat 500 électrique ou d’une ancienne Citroën C1. Ce format compact répond aux contraintes de circulation et de stationnement des centres-villes européens. Stellantis n’a pas encore communiqué de détails sur les motorisations ou les capacités de batterie envisagées pour ces futurs modèles.
Un positionnement tarifaire agressif sous les 15 000 euros
L’objectif affiché par Stellantis est de proposer ces citadines électriques à un tarif inférieur à 15 000 euros. Ce seuil permettrait de rendre la mobilité électrique accessible à une clientèle plus large, notamment les jeunes conducteurs et les ménages disposant d’un budget limité. À titre de comparaison, la Citroën ë-C3, positionnée comme l’une des électriques les plus abordables du marché français, débute désormais à 19 990 euros pour la version avec une autonomie de 200 km, et à 23 450 euros pour la déclinaison offrant 320 km. Des offres promotionnelles peuvent même la rendre accessible autour de 13 500 euros sous conditions.
Pour atteindre ce niveau de prix, Stellantis miserait sur une production à l’usine de Kenitra au Maroc. Ce site, déjà utilisé pour assembler plusieurs modèles du groupe, offre des coûts de main-d’œuvre compétitifs tout en restant proche du marché européen. Cette localisation permettrait également d’éviter les droits de douane appliqués aux véhicules importés depuis l’Asie.
Un lancement prévu dès 2028
La commercialisation de ces trois mini citadines électriques est envisagée pour 2028. Ce calendrier laisse à Stellantis le temps de finaliser le développement technique et d’adapter ses lignes de production marocaines. Le groupe n’a toutefois pas encore confirmé officiellement ce projet ni communiqué de dates précises concernant les premières présentations ou l’ouverture des commandes.
Si ces modèles voient le jour aux tarifs annoncés, ils viendraient concurrencer directement les futures citadines électriques abordables attendues chez Renault, Volkswagen ou encore les constructeurs chinois présents en Europe. Le segment A électrique, longtemps délaissé faute de rentabilité, pourrait ainsi connaître un regain d’intérêt dans les années à venir.
Sources et méthodologie
Pour rédiger cet article, la rédaction de Caroom a croisé les analyses des médias de référence.
- Analyses presse : Auto Plus, L’Automobile Magazine
Dernière mise à jour de la veille : 17 avril 2026
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article