Alors que la plupart des constructeurs généralistes développent activement des citadines électriques, Toyota adopte une stratégie plus mesurée. Une version 100 % électrique de la Yaris est bien prévue, mais la marque japonaise estime que le moment n’est pas encore opportun pour la commercialiser.
Une Yaris électrique en projet, mais sans calendrier précis
Depuis son lancement en 2001, la Toyota Yaris est produite en France, à Onnaing, dans le Nord. Si elle a longtemps été le modèle le plus fabriqué dans l’Hexagone, elle a récemment été surpassée en popularité par son pendant SUV, le Yaris Cross. Toutefois, Toyota ne compte pas abandonner ce segment et confirme qu’une version électrique de la Yaris est bien à l’étude.

Andrea Carlucci, directeur produit et marketing de Toyota Europe, a récemment indiqué que ce projet faisait partie des plans de la marque. Cependant, il a précisé que « ce n’est pas quelque chose dont nous parlons maintenant« , laissant entendre qu’il faudra attendre plusieurs années avant de voir cette citadine électrique sur les routes.
Toyota mise d’abord sur des segments plus rentables
Toyota concentre actuellement ses efforts sur les segments plus porteurs en termes de croissance, à savoir les catégories C, D et E. C’est dans cette optique que la marque a récemment dévoilé de nouveaux modèles électriques, comme l’Urban Cruiser et le C-HR+, qui viennent compléter la gamme aux côtés du bZ4X et des Lexus UX et RZ. Ces priorités stratégiques expliquent pourquoi une Yaris électrique ne devrait pas voir le jour avant 2027 au plus tôt.

Une plateforme dédiée pour une meilleure efficacité ?
Si Toyota applique la même logique que pour le C-HR+, il est probable que la future Yaris électrique repose sur une plateforme entièrement dédiée à l’électrique, comme la e-TNGA. Cette architecture, qui équipe déjà plusieurs modèles de la marque, pourrait adapter cette plateforme au format de la citadine, qui permettrait d’avoir une meilleure autonomie qu’une simple adaptation de la version thermique.

En effet, adapter la plateforme actuelle de la Yaris thermique à un système électrique pourrait résulter en une voiture moins performante face à une concurrence déjà bien installée sur ce segment. Toyota pourrait ainsi faire le choix d’un tout nouveau modèle plutôt que d’une simple conversion de l’existant.
Une arrivée tardive, un défi à relever
Alors que plusieurs constructeurs, à l’image de Renault, Stellantis ou Volkswagen, déploient activement leurs citadines électriques, Toyota préfère temporiser. Le constructeur semble vouloir attendre une maturité plus importante du marché et une évolution favorable des coûts de production avant de se lancer pleinement dans le segment des citadines à batterie. Il faut aussi prendre en compte que les ventes de voitures électriques représente une tête d’épingle dans l’activité du groupe Toyota a travers le monde. Actuellement, les voitures électriques ont du mal à atteindre 20 % du marché en Europe, et l’Europe n’est pas le marché le plus important pour le constructeur japonais. On comprend mieux pourquoi Toyota ne s’affole pas de ne pas avoir une citadine électrique.
Si la Yaris électrique n’est pas encore prête à voir le jour, son développement semble inéluctable. Reste à savoir quand Toyota estimera que le contexte sera assez favorable pour en faire une réalité.
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