L’Union européenne, institution supranationale, taxe les voitures importées pour éviter le dumping. Cependant, pour contourner cette taxe, les constructeurs chinois ont trouvé une astuce. Assez simple, mais on ne pensait pas que cela serait aussi facile. On vous explique comment les constructeurs de l’Empire du Milieu vont éviter l’augmentation des droits de douane.
Une solution : produire en Europe
Les constructeurs chinois sont désormais lourdement taxés lorsqu’ils importent une voiture produite en Chine vers l’Europe. Des sociétés comme Chery et Leapmotor ne se laissent pas démoraliser et ont choisi d’investir en Europe en collaborant avec des constructeurs européens.

Cette stratégie présente plusieurs avantages pour les constructeurs concernés. Ils pourront plus facilement prétendre au bonus écologique français, bien que cela ne soit qu’une spécificité nationale. Surtout, la taxe d’importation deviendrait un mauvais souvenir, tandis que les coûts d’importation seraient réduits. En étant plus proches de la demande, les délais de livraison seraient également raccourcis.
Déjà plusieurs associations entre Chinois et Européens
Plusieurs constructeurs chinois ont déjà noué des partenariats avec des constructeurs européens. Cette situation rappelle celle connue en Chine depuis des années, où une société européenne devait s’associer à un homologue chinois.

Pour contourner les droits de douane, Chery Automobile a signé un partenariat avec Ebro-EV Motors. Le constructeur a annoncé la production de son Omoda E5 à Barcelone. Une stratégie similaire a été adoptée par Leapmotor, qui a démarré l’assemblage de son modèle T03 en Pologne en collaboration avec Stellantis. L’association de Stellantis et Leapmotor a créé Leapmotor International. Une première cargaison de véhicules Leapmotor arrive en Europe avant la sortie d’usine des modèles produits à Tychy, en Pologne.

Ainsi, ces constructeurs peuvent éviter les répercussions des droits de douane pour les véhicules produits en chine.
Danger pour les constructeurs européens
Alors que l’UE souhaitait limiter la concurrence déloyale des constructeurs chinois envers les constructeurs européens, la décision de taxer les véhicules électriques produits en Chine a déclenché un premier pas vers l’installation des Chinois en Europe.
Les constructeurs européens peuvent légitimement s’inquiéter : la concurrence lointaine se rapproche désormais en s’installant sur le sol européen. Certains, comme Stellantis, ont accueilli les constructeurs chinois avec bienveillance, en témoigne la collaboration avec Leapmotor, ainsi que l’utilisation de moteurs et batteries BYD sur certains modèles. Le ministre italien de l’Industrie a récemment rencontré des fabricants d’automobiles chinois pour explorer les opportunités de coopération.
Les Européens doivent maintenant accueillir les constructeurs chinois en Europe. Les collaborations semblent être la meilleure solution pour obtenir une situation profitable à tous.
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