Un souci technique vient perturber le lancement des Renault 5 E-Tech et Alpine A290 fraîchement livrées. La marque annonce une opération de vérification sur plusieurs véhicules.
Depuis leur arrivée sur les routes, les Renault 5 et son dérivé sportif Alpine A290 rencontrent un problème technique affectant leur démarrage. Bien que Renault n’évoque pas une campagne de rappel officielle, le constructeur organise une vérification ciblée pour reprogrammer l’onduleur, un élément essentiel du système de propulsion électrique. Cette intervention gratuite est jugée nécessaire pour éviter des désagréments aux propriétaires.
Un contrôle technique sur plusieurs modèles livrés fin 2024
Le dysfonctionnement en question empêche certains véhicules de démarrer correctement. Il concerne principalement les modèles produits à l’usine de Douai entre le 1er septembre et le 23 décembre 2024. Renault a identifié les véhicules potentiellement touchés et en a informé les propriétaires via l’application My Renault. Selon les premières analyses, le problème proviendrait du boîtier électronique de puissance, un composant essentiel à la gestion du flux d’énergie entre la batterie et le moteur.

Le boîtier électronique de puissance joue un rôle crucial dans les véhicules électriques. Il convertit le courant continu de la batterie en courant alternatif, indispensable au fonctionnement du moteur. Un dysfonctionnement dans cette conversion peut empêcher le véhicule de démarrer, comme l’ont constaté certains propriétaires de Renault 5 et d’Alpine A290. Lorsqu’un tel incident se produit, un message d’erreur s’affiche sur l’écran de bord, accompagné d’un voyant rouge.

En France, jusqu’à 15 722 véhicules pourraient être concernés, soit la quasi-totalité des exemplaires livrés en fin d’année 2024. Renault demande aux propriétaires de se rendre dans un atelier agréé pour une intervention qui ne devrait pas excéder 30 minutes.
Une reprogrammation rapide mais essentielle
L’intervention prévoit une reprogrammation du calculateur de l’onduleur afin de corriger le problème. Cette solution logicielle devrait suffire à régler la situation sans qu’aucun remplacement de pièce ne soit nécessaire. Renault souhaite ainsi limiter l’impact de cet incident technique et rassurer ses clients, alors que la Renault 5 était attendue comme l’un des modèles phares de l’année.

Si le problème semble mineur, il survient à un moment crucial pour la marque. Renault a donc réagi rapidement, mais devra maintenant veiller à minimiser l’impact de cette opération sur son image. On peut espérer que la prise en charge rapide du problème, dès les premiers mois de production évite à Renault des rappels aussi important que celui auquel est confronté Citroën avec les airbags Takata !
Pour les propriétaires, cette intervention reste une contrainte inattendue. Même si Renault a pris soin de communiquer efficacement et de garantir une prise en charge sans frais, l’immobilisation temporaire du véhicule peut générer des désagréments. Reste à voir si ce contretemps n’affectera pas l’engouement pour ces deux nouveaux modèles, promis à une belle carrière.
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