Le changement climatique nous pousse à trouver des solutions pour réduire l’empreinte carbone de nos déplacements. Parmi ces solutions, il existe bien sûr l’électrique sur laquelle planchent les ingénieurs mais aussi l’hydrogène, technologie sur laquelle les ingénieurs sont moins nombreux. Toutefois BMW semble y croire comme en atteste cette flotte de véhicules d’essai roulant à l’hydrogène.
Une centaine de BMW iX5 Hydrogen carburant à l’hydrogène
Afin d’être sûr que la technologie soit fiable avant une éventuelle commercialisation en série, le constructeur à l’hélice lance une flotte de 100 BMW iX5 Hydrogen. Ces véhicules d’essai vont parcourir plusieurs régions du monde, ce qui va permettre de leur faire rencontrer différentes situations réelles, un bon moyen de déceler des soucis techniques qui ne peuvent pas être repérés dans un bureau d’études.
« L’hydrogène est une source d’énergie polyvalente qui a un rôle clé à jouer dans le processus de transition énergétique et donc dans la protection du climat. » Oliver Zipse, Président du conseil d’administration de BMW Group.
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Une mécanique avec du punch
Ce BMW iX5 Hydrogen utilisant comme carburant de l’hydrogène ne va pas manquer de puissance puisque BMW n’annonce pas moins de 400 chevaux. 401 chevaux en puissance cumulée pour être précis, elle s’obtient par la pile à combustible de 170 chevaux (125 kW) et de la batterie de 231 chevaux (170 kW). Le 0 à 100 km/h est annoncé en moins de 6 secondes tandis que la vitesse de pointe est bridée à 180 km/h.
[easy-image-collage id=14500]Pour lui assurer une autonomie respectable, BMW l’a équipé de deux réservoirs de 700 bars en plastique mais renforcé de fibres de carbone. Ils peuvent contenir 6 kilos d’hydrogène sous pression. L’autonomie qui en résulte est de 504 km selon les informations fournies par le constructeur.
Bientôt un lancement en France ?
Si les essais sont concluants, BMW pourrait commencer à réfléchir à un lancement en série. En France, la marque allemande va rencontrer une difficulté qui ne dépend pas de sa volonté. Il s’agit d’un réseau de stations d’hydrogène encore faiblement développé, on compte seulement une trentaine de stations actuellement. De plus, les pressions entre les stations sont potentiellement différentes ce qui ne permet pas de faire son plein partout. Alors avant de lancer cette technologie d’avenir et d’en faire le carburant de notre quotidien, il faut pour les constructeurs trouver une solution. Cette solution pourrait passer par des investissements de leur part ou des coopérations avec les enseignes de stations-service permettant une couverture homogène et rapide du territoire afin d’accueillir des véhicules qui semblent maintenant prêts à prendre nos routes.
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