Alors qu’on attendait les nouveaux montants du bonus écologique et de la prime à la conversion depuis le début de l’année, le décret concernant les aides à l’achat d’un véhicule électrique a enfin été publié. En plus de confirmer la fin du leasing social pour l’année 2024, ce dernier valide la baisse des aides pour les voitures électriques.
Le bonus écologique est désormais moins généreux
Après plusieurs mois d’attente, d’incertitudes et de rumeurs, le gouvernement a finalement annoncé les montants du bonus écologique et de la prime à la conversion pour l’année 2024. Il fallait notamment attendre la fin de la première édition du leasing social pour connaître l’enveloppe attribuée aux aides à l’achat.
Comme on l’imaginait, le bonus écologique perd 1 000 euros en 2024 et passe de 5 000 à 4 000 € lors de l’achat d’une voiture électrique neuve de moins de 47 000 € pesant moins de 2,4 t. Cette aide gouvernementale reste plafonnée à 27 % du prix d’achat et concerne les personnes physiques ayant un revenu fiscal de référence par part supérieur à 15 400 euros par an.
Il devient donc moins généreux, sans oublier le score environnemental introduit le 15 décembre dernier, qui prive de bonus de nombreux modèles électriques.
Quant au bonus écologique dédié aux particuliers ayant un RFR inférieur ou égal à 15 400 euros, il reste à 7 000 € en 2024.
Parmi les autres changements, il y a la fin de l’aide de 1 000 euros pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion. De plus, les personnes morales (administrations, entreprises) ne peuvent plus profiter d’un bonus écologique pour l’achat d’une voiture particulière. Enfin, le plafond de l’aide pour les utilitaires légers électriques diminue de 1 000 €, tandis qu’il reste à 8 000 € pour les particuliers les plus modestes.
C’est pareil pour la prime à la conversion
Tout comme le bonus écologique, l’attribution de la prime à la conversion devient plus stricte et le montant alloué moins généreux.
Concrètement, pour profiter de cette aide, vous devrez obligatoirement acquérir une voiture électrique avec un bon score environnemental, les Crit’Air 1 neuves n’étant plus éligibles.
Toutefois, l’acquisition d’un véhicule d’occasion recevant une vignette Crit’Air 1 (essence et hybrides immatriculés depuis le 1er janvier 2011) continue de profiter de la prime à la casse.
En revanche, le montant de l’aide diminue de 1 000 euros pour tous, soit de 2 500 à 1 500 € pour les plus aisés et de 6 000 à 5 000 € pour les plus modestes.
C’était à prévoir. L’état ne va pas biberonner l’achat des véhicules électriques pendant 107 ans. Par contre le malus, censé servir à financer ce bonus, il va servir à quoi une fois le bonus totalement disparu? A financer les hôpitaux ? Mais non crétin que je suis. A installer encore plus de radar.