Depuis 1959, la Mini roule avec sa mécanique implantée à l’avant, un principe devenu la norme sur l’ensemble du segment des citadines. La prochaine Cooper électrique, attendue autour de 2032, pourrait y renoncer pour une raison qui ne vient pas de la marque elle-même.
Un moteur Gen6 dessiné pour l’essieu arrière
Tout part de la plateforme Neue Klasse, inaugurée par les nouveaux iX3 et i3. Elle s’accompagne de la sixième génération de groupes motopropulseurs électriques de BMW, articulée autour d’une machine synchrone à excitation électrique associée à une transmission à rapport unique. Cet ensemble a été conçu pour se placer longitudinalement au niveau de l’essieu arrière, les moteurs asynchrones complémentaires ne prenant place à l’avant que sur les variantes à quatre roues motrices.
La traction n’entre donc pas dans le schéma. Des ingénieurs du constructeur ont laissé entendre à Autocar qu’aucune déclinaison Gen6 à roues avant motrices ne figurait au programme. Pour une Mini appelée à recevoir cette technologie, la propulsion deviendrait moins un choix éditorial qu’une conséquence industrielle.
Une motricité au bénéfice des John Cooper Works
Le basculement n’aurait rien d’une régression sur la route. Un moteur électrique délivre son couple maximal presque instantanément et met les roues motrices à rude épreuve dès les premiers mètres. Sur une traction, l’accélération transfère les masses vers l’arrière, allège le train avant et dégrade à la fois la motricité et la précision de direction. Une propulsion inverse la logique en plaquant les roues arrière au sol, ce qui explique le choix de plusieurs constructeurs électrifiés.
Les John Cooper Works, qui coiffent traditionnellement la gamme, seraient les premières bénéficiaires de ce gain. La marque y trouverait de quoi défendre son positionnement sportif face à des rivales de plus en plus puissantes.
Un calendrier étalé jusqu’en 2035
Rien de tout cela ne concerne la Mini que l’on achète aujourd’hui. La Cooper actuelle existe en thermique sur la plateforme UKL du groupe et en électrique J01 sur une architecture développée avec le chinois Great Wall. Dans les deux cas, la mécanique reste à l’avant et le comportement demeure celui d’une traction.
Le scénario avancé prévoit un restylage de mi-carrière début 2028, puis une génération électrique entièrement nouvelle à l’horizon 2032. La version essence poursuivrait sa carrière au rythme des mises à jour jusqu’à l’interdiction de vente des voitures neuves à moteur thermique dans l’Union européenne, programmée pour 2035. Les acheteurs disposent donc d’une longue fenêtre avant que la question ne se pose en concession, et la marque n’a pour l’instant rien confirmé.
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