Après avoir connu un succès retentissant en 2024, le leasing social, qui permettait de bénéficier d’un véhicule électrique à 100 € par mois, s’apprête à revenir en septembre 2025. Annoncée lors de la campagne présidentielle de 2022 par Emmanuel Macron, cette mesure visait à faciliter l’accès des ménages les plus modestes aux voitures électriques. À défaut de budget, le gouvernement a dû interrompre la première édition. Aujourd’hui, il présente les nouveaux critères de ce programme. Nouveau financement, nouvelles règles d’éligibilité, modèles disponibles : Caroom vous dévoile les principaux points à connaître sur cette seconde édition du leasing social.
Dès septembre, 50 000 voitures seront disponibles dans le cadre du leasing social
Le retour du leasing social est désormais officiel, le dispositif reprendra en septembre 2025. L’objectif sera de proposer 50 000 véhicules électriques à la location. Le programme de 2025 inclut certaines nouveautés. Il portera notamment une attention particulière aux zones à faibles émissions (ZFE). Dans ce contexte, près de 5 000 modèles seront spécifiquement destinés aux automobilistes travaillant dans une commune implantée dans une ZFE.
De même, sur le plan budgétaire, l’édition 2025 affichera quelques changements. En 2024, l’État assurait intégralement le financement du dispositif, mais le prochain leasing social s’appuiera sur une autre méthode de subvention, les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Ces derniers consistent à solliciter les fournisseurs d’énergie, pour participer à des actions visant à diminuer la consommation énergétique, comme la rénovation de logements ou le soutien à la mobilité propre.
Pour l’heure, aucune information précise n’a été fournie quant à la liste officielle des modèles éligibles au leasing social 2025. Néanmoins, une chose est sûre, la voiture concernée devra atteindre un certain éco-score. Les véhicules électriques conçus en Europe, avec une faible empreinte carbone, figureront sans doute en priorité dans la liste.
Des aides revues à la baisse et de nouvelles règles instaurées
En 2024, l’État avait investi 650 millions d’euros pour subventionner la location de 50 000 véhicules. Pour 2025, le gouvernement revoit complètement sa stratégie. Le budget du dispositif sera de 369 millions d’euros, financé à 100 % par les CEE. Cette décision ne sera certainement pas sans conséquence pour les automobilistes.
La première concerne naturellement le montant de l’aide. En 2024, la subvention allait jusqu’à 13 000 € par voiture. En 2025, elle sera plafonnée à environ 7 380 €, ce qui équivaut à une baisse significative de près de 45 %. De plus, les bénéficiaires n’auront pas la possibilité de combiner le bonus écologique avec le leasing social. Mais le gouvernement réussira-t-il à conserver la somme de 100 € par mois, étant donné la réduction de l’aide financière ? Pour tenir cette promesse, l’État compte sur trois leviers.
- Prolonger la durée des contrats de location : en 2024, le contrat durait trois ans. En 2025, celle-ci pourrait être étendue.
- Cibler les modèles les plus abordables du marché automobile : certains constructeurs proposent actuellement de nouvelles voitures électriques particulièrement accessibles, telles que la Citroën ë-C3 annoncée à moins de 20 000 € ou encore la Renault 5 qui trône sous la barre des 25 000 €.
- Se tourner vers le marché de l’occasion : bien qu’aucun détail sur le sujet ne soit véritablement connu, il faut dire que l’intégration de voiture d’occasion pourrait élargir l’offre tout en baissant les coûts.
Malgré ces ajustements, il est fort probable que le seuil des 100 € par mois ne sera pas respecté. De son côté, le gouvernement reste confiant même si de légères hausses ne sont pas à exclure.
Des critères d’éligibilité rigoureux pour accéder au leasing social 2025
Le leasing social 2025 s’adresse à une cible bien définie, et principalement les ménages modestes utilisant régulièrement leur véhicule à des fins professionnelles. Pour pouvoir en profiter, ils devront se conformer à deux conditions.
D’abord, le revenu fiscal ne doit pas excéder 15 400 €. Concrètement, cela correspond à près de 1 377 € net par mois pour une personne seule, 3 441 € net par mois pour un couple ayant un enfant, ou encore 4 129 € net pour un foyer avec deux enfants.
En outre, l’automobiliste doit, soit travailler à plus d’une quinzaine de kilomètres de son domicile, soit parcourir plus de 8 000 kilomètres par an, pour son activité professionnelle. En établissant ces critères, l’État pourra offrir l’aide à ceux qui ont un réel besoin de mobilité au quotidien.
Maintenant que toutes les données relatives au prochain leasing social sont quasiment connues, il reste à attendre le mois de septembre pour voir si l’État respectera ses engagements, tant en termes de montant d’aide que de volumes disponibles.
0 commentaires sur cet article
Commentez cet article