Les prix des carburants sont en constante augmentation, avec une hausse notable de 40 centimes sur une période d’un an. Cette situation pousse de nombreux Français à faire des sacrifices financiers, et le gouvernement était initialement réticent à prendre des mesures significatives. Cependant, lors d’une interview le week-end dernier, le président Emmanuel Macron a révisé certaines de ses déclarations précédentes.
La semaine précédente, le gouvernement avait exhorté les distributeurs de carburants à les vendre à perte, une proposition mal accueillie par l’ensemble du secteur, car la marge bénéficiaire sur ces produits est déjà mince. Les distributeurs ont donc décliné cette offre les uns après les autres.
Lors de son entretien télévisé diffusé sur TF1 et France 2, le président Macron a déclaré que la hausse des prix des carburants allait se maintenir et qu’elle « allait durer ». Cette déclaration risque d’être mal reçue par les consommateurs, car elle indique que la priorité n’est pas de réduire les prix par le biais de nouvelles remises, comme beaucoup d’automobilistes l’espéraient.
Alors que l’opposition réclame une réduction de la taxation des carburants, qui atteint près de 60%, voire le blocage des prix, Emmanuel Macron reste ferme et propose un « mécanisme limité aux 50% de travailleurs les plus modestes, avec un maximum de 100 euros par voiture et par an ». En d’autres termes, le président fixe un minimum pour apaiser les tensions.
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Exiger les prix coûtants
Emmanuel Macron compte toujours sur la coopération des distributeurs de carburants. Bien que la vente à perte ne soit pas incluse dans le projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine, elle demeure une « menace » envers ces distributeurs. Le Président attend des concessions de leur part pour généraliser les ventes à prix coûtant, bien que certaines enseignes proposent déjà des campagnes commerciales occasionnelles à des prix coûtants lors de certains week-ends par mois. Le président demande désormais aux distributeurs de renoncer à leurs marges de manière durable.
Cependant, cette exigence risque de ne pas entraîner une réduction significative des prix des carburants, car la marge bénéficiaire des distributeurs est déjà très faible, ne représentant que de 1 à 3% du prix affiché à la pompe. Il semble donc que les consommateurs devront continuer à payer cher leur carburant dans les mois à venir, faute de solutions immédiates.
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