Le malus au poids impacte les voitures de plus de 1 600 kg avec une taxation supplémentaire. L’objectif est de réduire l’achat de ces véhicules considérés comme polluants et encombrants. Jusqu’ici, les voitures électriques et hybrides ayant une autonomie supérieure à 50 km pouvaient y échapper. Mais ces dernières vont bientôt devoir s’acquitter du malus au poids également. Voici tout ce qu’il faut savoir sur la taxe au poids des voitures pour 2025.
Fin de l’exonération pour les voitures hybrides
Ce n’est pas le renversement du gouvernement Barnier qui changera quoi que ce soit : les voitures hybrides devront régler le malus au poids dès 2025. Cette modification de la taxation, programmée depuis décembre 2023, a laissé encore une année de répit aux voitures hybrides.

Comme pour les voitures thermiques, les hybrides rechargeables dépassant 50 km d’autonomie, jusqu’à présent exonérées du malus au poids, seront taxées à partir de 1 800 kg. Un abattement de 200 kg a été prévu pour compenser le surpoids engendré par la batterie et le moteur électrique.
Des voitures lourdement taxées
Actuellement, on dénombre 602 véhicules hybrides rechargeables commercialisés en France. Cependant, sur ce nombre conséquent, seulement 95 pèsent moins de 1 800 kg et peuvent espérer une exonération de toute taxe (malus CO2 et malus au poids).

La situation est d’autant plus problématique que la plupart des véhicules sur ce marché sont des SUV imposants, pour lesquels le poids n’a pas été une priorité lors de leur conception. Les constructeurs se retrouvent ainsi avec des modèles très lourds, et donc fortement taxés en France. Par exemple, avec ses 2 495 kg, le BMW X5 devra s’acquitter de 13 880 € de malus.
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