Le marché automobile français poursuit sa tendance baissière en ce début d’année 2025. Après une année 2024 globalement positive, les ventes de voitures neuves ont reculé de 3,3 % sur les deux premiers mois de l’année. En février, la baisse est plus modérée, avec un repli de 0,7 %, soit 141 568 immatriculations. Toutefois, si l’on prend en compte un nombre de jours ouvrés identique, les ventes afficheraient une progression de 4,2 %.
Stellantis continue de ralentir
Le groupe Stellantis ne parvient toujours pas à redresser la barre, enregistrant une chute de 10,7 % en février 2025 par rapport à la même période en 2024. Plusieurs de ses marques affichent des résultats inquiétants : Opel s’effondre de 46,5 %, Fiat plonge de 61,6 % et DS recule de 32,7 %. En revanche, Peugeot limite la casse avec une légère hausse de 0,7 %, tandis que Citroën accuse une baisse plus contenue de 2,3 %. Seules Alfa Romeo (+55,3 %) et Jeep (+2,7 %) tirent leur épingle du jeu.

Renault en forte progression
À l’inverse, le groupe Renault profite d’un début d’année dynamique, avec une hausse de 17,6 % en février. La marque au losange progresse de 20,4 %, portée par le succès de la nouvelle Renault 5 et d’autres modèles phares. Dacia suit également une courbe ascendante, avec une croissance de 9,3 %, et Alpine bénéficie du lancement de l’A290 pour afficher une progression spectaculaire de 228,4 %.

Les autres constructeurs présentent des performances contrastées. Le groupe Volkswagen enregistre une croissance de 13,3 %, notamment grâce à Cupra (+40,2 %), Skoda (+29,7 %) et Volkswagen (+20,6 %). BMW progresse de 9,3 %, soutenu par Mini (+34,2 %), et Nissan affiche une belle hausse de 38,1 %. En revanche, Toyota recule de 5,2 %, le groupe Hyundai chute de 17,8 %, tout comme Ford, et Mercedes-Benz plonge de 34,7 %. Tesla, en attente de la version restylée du Model Y, subit une baisse notable de 26,2 %.
L’électrique encore peine à convaincre
Le marché des véhicules électriques ne montre aucun signe de progression, avec une part de marché stable à 18 %, identique à février 2024. Les ventes d’électriques reculent même légèrement de 2 %. L’annonce de la réduction du bonus écologique à 4 000 € a entraîné une vague d’immatriculations avant la mi-février, mais cela n’a pas suffi à inverser la tendance. L’hybride rechargeable est le grand perdant de ce début d’année, avec un effondrement de 45 % dû à l’application du malus au poids.
Par ailleurs, les choix des consommateurs évoluent. Les motorisations essence sans hybridation restent les plus vendues, mais elles ne représentent plus que 25,4 % des ventes cumulées de janvier et février. Le full hybride (22,5 %) et l’hybridation légère (21,8 %) se rapprochent du volume de vente des essence. L’électrique suit avec 17,7 %, légèrement au-dessus de son niveau de l’année précédente (17,3 %), tandis que le diesel poursuit sa descente avec seulement 4,6 % de parts de marché.
Tesla est maintenant dominé !
La Citroën ë-C3 s’impose comme la voiture électrique la plus vendue en février avec 3 058 unités écoulées, devançant de peu la Renault 5 E-Tech Electric (3 034). Cette dernière conserve néanmoins la première place sur l’ensemble des deux premiers mois de l’année, totalisant 5 847 ventes. En comparaison, la Tesla Model Y, longtemps leader, tombe à la 27ᵉ place du marché général avec 2 378 unités en février, pénalisée par l’attente des consommateurs de l’arrivée en concessions de sa version restylage.

La Renault Clio reprend la tête des ventes
Sur l’ensemble du marché, la Renault Clio redevient la voiture la plus vendue en février, dépassant la Citroën C3, qui dominait en janvier. La Peugeot 208, la Dacia Sandero et le Peugeot 2008 suivent dans le classement.
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