Le marché automobile français poursuit sa descente en ce début d’année 2026. Après un mois de janvier en recul de 6,55 %, les immatriculations de février affichent une nette baisse par rapport à la même période en 2025. Les motorisations thermiques subissent un effondrement historique, tandis que les véhicules 100 % électriques et les hybrides rechargeables parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Les motorisations thermiques en chute libre
Le recul des ventes frappe de plein fouet les véhicules essence et diesel. L’essence accuse une baisse de 48,15 %, le GPL dégringole de 52,47 %, et le diesel s’effondre de 53,81 %. Ce dernier ne représente plus que 2,5 % des achats, une marginalisation qui s’accélère trimestre après trimestre. La fiscalité, notamment le malus écologique et le malus au poids, pèse lourdement sur ces motorisations. L’Audi Q3 TDI 193, par exemple, cumule près de 12 000 euros de taxes dès l’achat.
L’offre elle-même se raréfie côté diesel, les constructeurs réduisant progressivement leurs catalogues. Les hybrides non rechargeables, qui dominent encore le marché avec près de 48 % des ventes totales (hybrides légers inclus), enregistrent tout de même une baisse de 7,19 %.
L’électrique et l’hybride rechargeable en progression
Dans ce contexte morose, les véhicules 100 % électriques progressent de 28 % et atteignent une part de marché de 26,8 %. Cette performance s’explique en partie par les livraisons liées au leasing social de 2025, dont les commandes continuent d’être honorées. Le Tesla Model Y domine les ventes électriques. Il devance les Renault 5 et Scénic E-Tech, tandis que la Citroën ë-C3 recule de 39,43 % et la Tesla Model 3 de 38 %.
Quant aux hybrides rechargeables, elles progressent de 3,18 % et leur part de marché reste modeste, à 5,51 %.
Les modèles les plus vendus du mois
La Renault Clio reprend la tête des ventes avec 6 325 immatriculations, malgré une baisse de 27,6 %. La Citroën C3 suit avec 5 639 unités, puis les Peugeot 208 et 2008. La Dacia Sandero se place cinquième avec 3 766 ventes, en recul de 41,27 %, une contre-performance liée au démarrage des livraisons de sa version restylée.
Côté constructeurs, Renault recule de 16,49 %, Peugeot de 20,71 % et DS de 22,29 %. Particuliers comme entreprises subissent une baisse d’environ 15 % chacun. Par rapport à 2019, dernière année avant la crise sanitaire, les immatriculations totales reculent de 30 %.
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