Les taxes douanières appliquées aux voitures électriques en Europe pèsent lourdement sur les ventes de MG. Afin de relancer sa dynamique et contourner les droits de douane, la marque chinoise du groupe SAIC projette de produire ses véhicules sur le Vieux Continent. Elle prévoit d’y implanter deux usines, et compte démarrer la production locale d’ici un an. Caroom vous dévoile tous les détails !
Des voitures MG made in Europe d’ici moins de deux ans
Avant même que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine éclate, l’Union européenne a amorcé, en automne 2024, l’augmentation des droits de douane sur les véhicules provenant de l’Empire du Milieu. Ils devraient être valables pendant 5 ans, bien que des négociations soient toujours en cours. Le niveau de la taxe est le plus élevé pour MG, à hauteur de 45,3 %. En effet, le constructeur est soumis à un taux supplémentaire de 35,3 %, ajouté aux 10 % de taxe standard en vigueur sur les voitures importées en Europe.
Malgré cette hausse des droits de douane, MG continue de vendre ses modèles en Europe. Et le constructeur n’a même pas augmenté ses prix ! Néanmoins, une telle décision n’est pas sans conséquence pour la marque, qui voit malheureusement ses ventes baisser. En janvier et février 2025, ses chiffres ont chuté de 50 %, soit seulement 5 509 exemplaires livrés sur le continent européen. Cela représente à peine 14 % de toutes ses ventes.
C’est pourquoi le constructeur envisage de bâtir deux usines de production sur le territoire. Au lieu de restaurer un site déjà existant, MG préfère choisir une construction neuve. Celle-ci devrait assurer une capacité de production annuelle de 100 000 unités. D’après MG, la fabrication de ses véhicules pourrait démarrer dans un délai de 12 à 16 mois, dès que le projet sera approuvé. Le deuxième site aurait, quant à lui, les mêmes dimensions et capacités.
Pour l’heure, aucune localisation précise n’a été officiellement annoncée. En réalité, la marque révélera le pays d’implantation de sa première usine de production européenne d’ici l’été 2025.
Cependant, la Turquie pourrait faire partie des principales options, le pays ayant un accord de libre-échange avec l’Union européenne. Aussi, le gouvernement chinois a averti les constructeurs nationaux d’éviter tout investissement au sein des pays européens ayant consenti aux droits de douane. Le site de production MG pourrait alors élire domicile en Slovénie, Slovaquie, Hongrie ou Allemagne, pays ayant voté contre la taxe.
Les MG deviendront-elles encore moins chères grâce à ces nouvelles usines ?
Même avec l’instauration des nouveaux droits de douane, MG a décidé de ne pas revoir le prix de ses modèles à la hausse. S’il parvenait à concrétiser son projet d’implanter une usine sur le vieux continent, il pourrait dire adieu aux surtaxes.
Deux alternatives s’offriraient alors à la marque. Elle pourrait, d’une part, conserver les mêmes prix pour ses véhicules et bénéficier d’une bonne marge. D’autre part, elle a le choix de réduire les coûts, ce qui diminuerait par la même occasion sa marge. Mais ses tarifs seraient plus compétitifs. En choisissant cette seconde solution, MG pourrait attirer une plus large clientèle.
Actuellement, les modèles MG sont accessibles à partir de 33 000 euros, mais la MG 4 peut descendre sous la barre des 25 000 €. En optant pour une conception en Europe, ce véhicule pourrait avoir droit au bonus écologique en France et pourrait donc être commercialisé aux alentours de 20 000 €. Avec son autonomie de 450 km, cette compacte électrique constituerait une option particulièrement avantageuse pour de nombreux ménages.
MG est en tout cas déterminé à accélérer les manœuvres. Il a complètement raison, car plusieurs marques chinoises, comme Chery et BYD, consolident déjà leur présence industrielle en Europe. De plus, ses voitures électriques ne seraient pas éligibles au bonus écologique tant que leur production est effectuée hors du continent.
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