Une nouvelle année s’annonce pour les automobilistes, avec son lot de changements à venir ! Seront-ils bénéfiques ou plutôt amers ? Faisons le point sur les modifications imminentes.
Le bonus écologique intègre un score environnemental
Ça y est, la liste des voitures électriques éligibles au bonus écologique est enfin sortie. En effet, il a fallu au gouvernement d’organiser une collecte d’informations auprès des constructeurs. Des informations permettant d’identifier si le véhicule présenté sur le marché est vertueux sur l’ensemble de son cycle de vie. C’est ce qui est défini par ce qu’on appelle le score environnemental du véhicule.
Alors, pour prétendre au bonus écologique, l’automobiliste doit respecter les conditions d’éligibilité, dont la plupart sont restées les mêmes qu’en 2023. S’agissant entre autres de l’âge requis, du montant des revenus fiscaux (ne dépassant pas 14 089 euros). Certains critères liés au véhicule sont aussi restés les mêmes : le poids du véhicule (moins de 2,4 tonnes), son coût d’acquisition (moins de 47 000 euros), son taux d’émission de CO2 de 0 g/km ou encore l’immatriculation en France. Ce qui change en revanche, ce sont les exigences du score environnemental auxquelles est soumis le véhicule.
Ainsi, après avoir été évalué par l’ADEME, le Kangoo E-Tech 100 % électrique ne dépasse pas le score environnemental. Il en est de même de tous les modèles électriques de la marque. Chez Skoda, les modèles Enyaq, ENYAQ 60 ou encore ENYAQ 80 sont aussi éligibles. Les automobilistes peuvent également bénéficier d’un bonus écologique allant jusqu’à 7 000 euros en achetant les modèles Opel Combo, Smart Fortwo, Jeep Avenger, Hyundai Kona, Peugeot 3008 ou encore Fiat 600.
Le malus écologique et le malus au poids sont plus sévères
Pour 2024, le malus écologique devient plus strict. Selon le nouveau barème, le malus se déclenche à partir de 118 g/km de CO2 rejeté par le véhicule. Pour rappel, ce seuil était de 123 g/km. Pour ce qui est du montant à payer, la taxe a aussi augmenté. À titre d’exemple, si un véhicule émettant 128 g/km de CO2 payait, en 2023, 170 euros, il devrait acquitter 260 euros en 2024. Un autre changement, le plafond a grimpé de 50 000 euros à 60 000 euros et ne sera plus limité à 50 % maximum du prix d’achat.
Une autre taxe accompagne la taxe écologique, le malus au poids ! À partir du 1er janvier 2024, les véhicules neufs essence ou diesel pesant plus de 1 600 kg seront taxés. Le barème a aussi changé, puisque la taxe sera progressive en fonction des kilos en excédent. Ainsi, pour un véhicule entre 1 600 et 1 799 kg, il faut ajouter 10 euros par kilos. Pour un véhicule pesant 2 100 kg et plus, la taxe augmente de 30 euros. Les voitures hybrides rechargeables sont aussi concernées par la taxe, mais elles bénéficieront d’un abattement sous conditions.
Le limiteur de vitesse intelligent obligatoire sur toutes les voitures neuves
À partir de juillet 2024, tous les véhicules neufs doivent être équipés d’un limiteur de vitesse intelligent ou AIV. Il permet d’avertir le conducteur afin qu’il respecte les limites de vitesses autorisées, en se servant des capteurs et des caméras embarqués ainsi que des informations fournies par l’ordinateur de bord de la voiture.
En analysant alors les données, l’AIV va comparer la vitesse du conducteur avec la vitesse limitée par la zone. S’il trouve que l’automobiliste roule trop vite, il l’avertit par des consignes clignotantes ou par des avertissements sonores selon le modèle de voiture. Parfois, il va même intervenir pour réduire directement la vitesse.
Pour ce faire, les constructeurs proposent par exemple de limiter la quantité de carburant délivrée au moteur ou de prévoir un système de freinage graduel permettant de réduire la vitesse jusqu’à un niveau sécurisant.

La vignette assurance est supprimée
À partir d’avril 2024, la vignette verte ne sera plus affichée sur le pare-brise. Cela ne signifie en aucune manière que vous n’allez plus payer l’assurance auto ! Il s’agit tout simplement d’un changement de tactique afin de réduire tout d’abord l’impact de la production de vignettes sur l’environnement et sur le plan financier, et ensuite d’éviter les falsifications.
Désormais, le contrôle des forces de l’ordre sera simplifié, puisqu’ils peuvent tout simplement consulter l’assurance d’un véhicule sur le fichier des véhicules assurés, et ce, au moyen de la plaque d’immatriculation.
Pour le particulier, il évite ainsi une amende de 35 euros, infligée dans le cas d’un oubli d’attestation à la maison.
La fin du retrait de points pour les petits excès de vitesse
Les conducteurs pourront un peu respirer en 2024, puisque l’excès de vitesse compris entre 1 et 5 km/h au-dessus de la limite autorisée ne sera plus sanctionné par un retrait de points de permis. En effet, sur une limitation de vitesse à 50 km/h, le conducteur sera verbalisé à partir de 61 km/h. Ici, on lui accorde une marge technique, ce qui réduira donc sa vraie vitesse à 56 km/h.
Dans ce cas, les forces de l’ordre ne vont plus retirer des points de permis, mais continueront quand même à appliquer une amende de 68 euros. Au moins, le permis n’est pas mis à mal à cause d’une infraction d’inattention.
Préparez-vous donc à vous habituer à ces nouvelles réglementations !
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