Les R5, Espace, Twingo, Scénic, Clio ou plus récemment la Zoé… La marque au losange a commercialisé de nombreux modèles appréciés des automobilistes et salués par la critique. Certains sont même devenus mythiques et on aurait du mal à imaginer le paysage automobile sans eux ! Toutefois, le succès n’a pas été systématique pour Renault, qui a connu plusieurs échecs plus ou moins récents. Retour sur quelques-uns d’entre eux !
Renault Avantime
Alors que Renault cartonne sur le segment des monospaces avec l’Espace et le Scénic, il souhaite en commercialiser un autre, plus révolutionnaire cette fois-ci. Avec le partenariat de Matra, l’Avantime arrive sur le marché en 2002 et prend la forme d’un monospace coupé. Il se distingue par ses deux portes, son toit panoramique, ses vitres sans montant central et sa lunette arrière en arc de cercle.
Le Renault Avantime n’a cependant pas connu le succès escompté puisque seuls 8 557 exemplaires ont été produits avant qu’il ne disparaisse du catalogue du constructeur en 2003. Il faut dire qu’il n’était d’abord proposé qu’en motorisation essence, alors que le diesel était majoritaire. Le modèle était également jugé trop lourd et sa classification entre deux segments n’a pas séduit les automobilistes, qui ne se sont pas retrouvés dans l’Avantime.
De plus Renault a lancé l’Avantime uniquement avec un moteur V6 3,0 litres essence et une boîte manuelle. Difficile à vendre dans une période où le diesel était à la mode. Plus tard un moteur 2,0 litres turbo essence moins énergivore est arrivé à la gamme ainsi qu’un 2,2 litres diesel (à la fiabilité relative) mais le mal était fait.
Enfin l’Avantime, c’est l’histoire d’un mauvais timing, assez drôle lorsque l’on rapporte son histoire à son nom. Effectivement, le « coupéspace » aurait dû arriver sur le marché avant 2002. Mais le retard d’homologation sur le système unique de double charnières des portes a décalé le lancement. Le véhicule est alors arrivé sur le marché la même année que la Vel Satis. Renault s’est donc retrouvé avec deux vaisseaux amiraux à vendre au même moment face à une clientèle restreinte.
Résultat, l’Avantime a quitté le marché seulement 18 mois après son lancement, ce qui explique le peu d’exemplaires vendus. Plus qu’un flop pour Renault, il sera le dernier véhicule conçu et produit par Matra. Le Renault Avantime s’annonce déjà comme un collector en puissance. Unique sur le marché et produit à peu d’exemplaires, il devient difficile d’en trouver un en bon état. La curiosité vendue par la marque au losange voit déjà ses prix grimper !

Renault Vel Satis
Au contraire des succès sur les segments des monospaces et citadines, Renault n’a jamais vraiment percé sur celui des premiums par rapport aux constructeurs allemands. Pour remplacer la Safrane, le constructeur au losange souhaite frapper fort et proposer un modèle inédit comme il l’avait fait avec l’Avantime. C’est alors qu’est commercialisée la Vel Satis dès 2002, un modèle qui reprend à la fois des caractéristiques des monospaces et des berlines pour un rendu surprenant… Mais pas dans le bon sens !
En effet, si la Renault Vel Satis se montre bien finie, confortable et bien équipée, elle est jugée moche et disproportionnée par le public. Les acheteurs la confondent même avec l’Avantime, disponible à la même période, qui ne se vend pas non plus. Le modèle connaît aussi de nombreux soucis de fiabilité, notamment au niveau de l’électronique et des moteurs V6 DCi fournis par Isuzu. Bien que la Vel Satis soit restée au catalogue Renault jusqu’en 2009, le succès n’a jamais pris et seuls 62 000 exemplaires ont été produits.

Renault Wind
En 2010, Renault se lance sur le segment des coupés-cabriolets avec la Wind, dérivée de la seconde génération de la Twingo. Ce petit roadster de 3,83 m semblait très original sur le papier, notamment avec son toit pivotant au-dessus du coffre, mais les attentes de Renault n’ont pas été remplies. Alors que la marque au losange misait sur 75 000 ventes, seuls 13 000 Wind ont été vendues entre 2010 et 2014.
Les ventes ont été désastreuses et les principales critiques se sont concentrées sur le design jugé grossier, les deux places seulement et le manque de motorisation diesel. Pourtant elle aurait pu plaire à un certain public vu l’engouement autour de la Peugeot 206 CC quelques années plutôt. Ce n’est pas faute de Renault qui a tenté de lui donner un positionnement fun, notamment avec un châssis et une motorisation proche de la Twingo RS. La Renault Wind a alors un certain avenir en collection !

Ces échecs commerciaux sont-ils justifiés selon vous ? Vous souvenez-vous des autres échecs de Renault ?
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