Suzuki a présenté la version de série de son concept Vision e-Sky, dévoilé fin 2025 au salon de Tokyo. Baptisée e-Sky, cette kei car constitue la première voiture particulière 100 % électrique du constructeur dans cette catégorie. Produite au Japon, elle doit être exportée vers l’Europe à partir de 2027.
Une version de série dérivée du concept Vision e-Sky
Le modèle de production conserve la silhouette générale du concept, avec un capot court, un hayon quasiment vertical et une carrosserie à quatre portes offrant quatre places. Plusieurs éléments présentés à Tokyo ont toutefois été abandonnés. Le double écran flottant laisse place à un module dans lequel l’instrumentation est encastrée, et la commande de transmission compacte du prototype cède la place à un levier mécanique classique.
Les dimensions restent contraintes par la réglementation japonaise applicable aux kei cars, soit 3 395 mm de long, 1 475 mm de large et 1 625 mm de haut. Ce gabarit, plus étroit que celui d’une citadine européenne, s’accompagne d’un aménagement intérieur retravaillé pour maximiser les rangements et l’espace disponible à bord.
310 km d’autonomie et des batteries issues du réseau BYD
Suzuki annonce une autonomie de 310 km en cycle d’homologation japonais, ce qui correspondrait à environ 250 km en équivalent WLTP. La consommation communiquée s’établit à 97 Wh/km, une valeur présentée comme provisoire. L’équipement comprendrait une pompe à chaleur, la conduite à une pédale et la recharge bidirectionnelle. La puissance du moteur et la vitesse maximale n’ont pour l’instant pas été précisées.
Les batteries proviendraient du réseau industriel de BYD, plus précisément de sa filiale FinDreams, avec des éléments de type LFP. Cette chimie lithium-fer-phosphate est retenue pour sa stabilité et son coût contenu.
Moins de 23 400 € et une production japonaise
Selon les informations relayées depuis le Japon, le constructeur viserait un tarif inférieur à 23 400 euros. Ce niveau placerait l’e-Sky parmi les électriques abordables du marché européen, sans lui donner d’avantage tarifaire sur la Twingo, la Dacia Spring ou la Leapmotor T03. Un positionnement sous 20 000 euros serait nécessaire pour rivaliser directement avec la citadine de Renault.
La fabrication resterait assurée au Japon, dans une usine située au sud-ouest de Tokyo. L’e-Sky ne pourrait donc pas bénéficier des aides à l’achat renforcées réservées aux véhicules assemblés en Europe, alors même que l’Union européenne a créé en 2025 une catégorie de petits véhicules électriques inspirée du modèle des kei cars.
Le Royaume-Uni et l’Italie figurent parmi les premiers marchés envisagés. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour la France, ni pour le tarif qui y serait appliqué.
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