Les sportives abordables, autrefois populaires sur le marché européen, sont désormais confrontées à une période de déclin sans précédent. Il y a plusieurs années, ces bombinettes, telles que la Peugeot 208 GTi, la Ford Fiesta ST ou la Renault Clio R.S, incarnaient la passion et l’excitation pour de nombreux conducteurs. Cependant, l’évolution des réglementations environnementales et l’introduction du malus écologique ont bouleversé la donne, entraînant un retrait progressif de ces modèles des catalogues des constructeurs.
Les sportives thermiques abordables se font de plus en plus rares
En France et en Europe, l’industrie automobile est confrontée à des normes de plus en plus strictes en matière d’émissions de CO2 et de sécurité. La Commission européenne a décidé d’interdire la commercialisation de voitures thermiques dès 2035 et le gouvernement français vient de durcir les règles du malus. L’émission minimum du nouveau malus passe de 123 g/km à 118 g/km de CO2 en 2024. Ces nouvelles réglementations font passer plusieurs voitures comme de mauvais élèves, comme la Ford Mustang et ses 218 g/km de CO2 ou, plus étonnant, la Toyota GR Yaris.
Lancée en 2020, cette bombinette signée Toyota incarne le plaisir de conduite pur avec ses 261 chevaux et sa transmission intégrale. Malheureusement, cette sportive est menacée par les politiques environnementales avec un malus écologique atteignant jusqu’à 60 000 € en 2024. En effet, la GR Yaris, dotée d’une boîte automatique, n’émet pas moins de 210 g/km de CO2 et 190 g/km pour la version manuelle.
Cette sportive qui était abordable, à 48 800 euros, devient donc une sportive haut de gamme avec un ticket d’entrée à plus de 100 000 euros. Et, c’est là que tout devient compliqué pour les constructeurs, puisque le prix de leurs véhicules est automatiquement doublé avec le nouveau plafond du malus à 60 000 euros.
Même les constructeurs emblématiques, comme Volkswagen, sont obligés de restructurer leur gamme. Un exemple révélateur de cette tendance est l’arrêt de la production de la Volkswagen Polo GTI en 2024, remplacée par l’ID.2, une citadine électrique. Avec des émissions de CO2 comprises entre 159 et 171 g/km, la Polo GTI était sur la sellette, d’autant plus que ses ventes étaient concentrées principalement en Europe.
Au tour de Hyundai d’arrêter les i20 N et i30 N en Europe
Dans ces tumultes causés par les différentes réglementations européennes, les constructeurs asiatiques, à l’image de Hyundai, ne sont pas épargnés. Ainsi, le géant automobile coréen va mettre un terme à la commercialisation de deux de ses bombinettes en Europe : les i20 N et i30 N.
La Hyundai i20 N, lancée en 2021, et sa grande sœur la i30 N, arrivée sur le marché en 2017, étaient toutes deux des représentantes de la gamme sportive de Hyundai. La i20 N, une citadine survitaminée qui était équipée d’un moteur essence 1,6L développant 204 chevaux et dotée de technologies de pointe telles qu’un différentiel à glissement limité et un système Rev Matching. Son poids relativement léger de 1 190 kg en faisait une machine redoutable sur circuit.
Quant à la i30 N, elle était dotée d’un moteur essence 4 cylindres en ligne de 2L développant 280 chevaux, une concurrente redoutable sur le marché des sportives compactes. Cependant, les i20 N et i30 N se retrouvent face au malus 2024.
Par exemple, la Hyundai i20 N, avec ses 158 g de CO2 rejetés par kilomètre, aurait dû supporter un malus écologique de 3 784 euros en 2024, ce qui aurait considérablement augmenté son prix de vente. Face à ces contraintes réglementaires et à une demande en baisse, Hyundai a pris la décision de retirer ces modèles de sa gamme européenne depuis le mois de février 2024. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la marque à proposer une gamme entièrement électrique d’ici 2035 et à fonctionner de manière neutre en carbone d’ici 2045.
En revanche, Hyundai propose toujours un modèle aux performances plus sportives, la Ioniq 5 N et ses 600 chevaux !
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