Renault prépare activement l’arrivée de la version 100 % électrique de la Twingo, prévue pour 2026. Aperçue à de nombreuses reprises en phase de tests, la petite citadine de la marque au losange se dévoile de plus en plus, malgré ses camouflages. Inspirée du concept-car dévoilé en 2024 et des premiers modèles des années 1990, cette quatrième génération adoptera un style à la fois moderne et rétro, et suivra donc la tendance néo-classique que Renault applique déjà à la R5 et à la future R4.
Une citadine au design néo-rétro, fidèle à l’esprit de la Twingo
Les prototypes croisés dans l’Eure présentent une silhouette déjà familière, avec des dimensions compactes, un capot court et des lignes arrondies. La partie arrière rappelle directement la première Twingo de 1993. Néanmoins, quelques détails viennent marquer son évolution, comme une configuration à cinq portes et une longueur légèrement supérieure à sa devancière thermique, sans pour autant dépasser les 4 mètres. Ainsi, la nouvelle Renault Twingo se positionnera en dessous de la Renault 5 E-Tech au sein de la gamme.
À l’avant, les premières photos laissent entrevoir une face modernisée, soulignée par un pare-chocs intégrant des prises d’air décoratives. Les phares conservent une forme arrondie, mais plus étirée. À l’arrière, Renault a ajouté de nouveaux catadioptres et un becquet plus discret que sur le concept-car initial. Des poignées de porte classiques se remarquent aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, contrairement aux modèles camouflés vus en Chine.
Le constructeur a déjà donné quelques indices concernant les éléments à bord. On devrait retrouver un environnement épuré, quasiment identique au concept présenté au Salon de Bruxelles 2025, avec un combiné d’instrumentation numérique de 7 pouces et, selon les versions, un écran central tactile de 10,1 pouces. Renault indique également que le véhicule sera décliné en trois finitions, allant de la plus simple et économique à des versions plus équipées, qui disposeront notamment d’une banquette arrière coulissante.
La Twingo électrique bénéficiera de 300 km d’autonomie
Concernant la partie technique de la Twingo E-Tech, Renault a confirmé qu’elle reposera sur une déclinaison spéciale de la nouvelle plateforme AmpR Small, déjà utilisée sur les Renault 5 et 4 E-Tech. Cette architecture moderne permet de profiter des dernières technologies en matière de batteries et de motorisations électriques.
D’après les informations recueillies, la future Twingo s’équipera d’un moteur électrique développant 85 ch conçu par Shanghai e-Drive, combiné à une batterie LFP d’une capacité de près de 30 kWh. Cette motorisation amène à une estimation de l’autonomie aux alentours de 300 km en cycle WLTP, ce qui est largement suffisant pour une petite citadine principalement destinée à un usage urbain.
En plus de cette version, certaines rumeurs évoquent également l’éventualité d’une motorisation pourvue d’une batterie légèrement plus grande de 40 kWh. Elle sera couplée à un moteur de 95 ch, déjà présent sur la Renault 5.
Un prix de départ sous la barre des 20 000 euros
Le plus grand atout de la Renault Twingo électrique reste son prix. Le constructeur a clairement annoncé vouloir proposer une citadine électrique à un tarif abordable, ce qui lui permettra de répondre aux attentes du marché européen, qui est actuellement en pleine transition énergétique.
Selon certaines sources, la Twingo E-Tech devrait être commercialisée à un tarif inférieur à 20 000 euros, avec des versions d’entrée de gamme proposées à environ 19 990 €. Les modèles les mieux équipés pourraient, quant à eux, atteindre 23 900 €. Cette grille tarifaire place la citadine sur une position plutôt concurrentielle, face à des rivales comme la future Volkswagen ID.1.
Attendue au printemps 2026, la Renault Twingo E-Tech viendra enrichir le catalogue des modèles électriques du constructeur. Si la voiture est élaborée dans le nouveau centre ACDC d’Ampere en Chine, elle sera cependant dessinée en France et produite sur le site de Renault à Novo Mesto en Slovénie, dès l’automne 2025. Cela permettra à Renault de maintenir des coûts compétitifs, tout en garantissant une production européenne en phase avec les différentes normes locales.
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