Le marché automobile français affiche une progression de 12,9 % en mars 2026, avec 173 633 immatriculations de véhicules particuliers. Ce rebond intervient après deux mois difficiles en début d’année. Les motorisations électriques et hybrides tirent leur épingle du jeu, tandis que l’essence et le diesel poursuivent leur déclin.
Une hausse en trompe-l’œil après un début d’année difficile
Les chiffres de mars 2026 contrastent nettement avec les baisses enregistrées en janvier et février. Toutefois, cette progression doit être relativisée. En mars 2025, les immatriculations avaient chuté de 14,5 %, notamment en raison d’un durcissement tardif du malus écologique. Le marché retrouve donc simplement son niveau de mars 2024, qui n’avait rien d’exceptionnel.
Les données d’AAA Data indiquent par ailleurs que les commandes de véhicules neufs reculent de 10 % depuis le début de l’année. Ce décalage entre immatriculations et prises de commandes laisse présager un possible retournement dans les mois à venir. Le contexte économique et politique reste peu porteur pour le secteur.
L’électrique porté par Tesla et les dernières livraisons du leasing social
Les immatriculations de véhicules électriques bondissent de 69 % sur le seul mois de mars 2026. Cette performance s’explique en partie par les livraisons des commandes passées dans le cadre du leasing social, dispositif dont la première vague de commandes s’est close en début d’année, mais qui a été prolongé pour 2026. L’effet se prolonge donc sur les statistiques actuelles.
Le Tesla Model Y, dans sa version restylée disponible depuis 2025, s’impose comme le grand gagnant de ce mois. Le SUV électrique est le modèle électrique le plus vendu avec 7 023 immatriculations. L’ensemble de la marque Tesla a d’ailleurs vu ses immatriculations bondir de 203,1 % en mars. Sur le premier trimestre, il devance la Renault 5 E-Tech, qui avait pourtant pris la tête des ventes électriques en début d’année.
Essence et diesel en net recul, l’hybride progresse
Les motorisations hybrides enregistrent une hausse de 14 % en mars et de 41 % sur le trimestre. Ce chiffre englobe l’ensemble des technologies disponibles : hybridation légère, classique et rechargeable. Les véhicules purement thermiques se raréfient dans les concessions, sous l’effet du durcissement des objectifs d’émissions de CO2 imposés aux constructeurs.
L’essence accuse la plus forte baisse, tandis que le diesel tombe à une part de marché de 3,3 % sur les derniers mois (en incluant les hybrides). La hausse des prix du gazole à la pompe pourrait accélérer encore ce mouvement. Les prochains mois permettront de confirmer si le rebond de mars constitue une véritable reprise ou un simple soubresaut statistique.
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