La Renault 5 E-Tech connaît un succès commercial retentissant en Europe. Face à cette demande soutenue, le constructeur français réfléchit à élargir sa capacité de production au-delà de l’usine de Douai, actuellement seul site d’assemblage du modèle. À ce stade, il ne s’agit que d’une piste de réflexion, sans projet officiellement acté.
Un succès commercial qui pousse Renault à anticiper
La citadine électrique au losange s’impose comme l’un des véhicules les plus vendus du segment en Europe. Selon les données du cabinet Dataforce, la R5 a enregistré 7 149 immatriculations en début d’année 2026, en progression de 70 % par rapport à la même période un an plus tôt. Elle se place juste derrière la Peugeot E-208 dans le classement des ventes européennes de véhicules électriques.
Ce dynamisme commercial s’accompagne d’un déploiement international accéléré. La R5 est déjà commercialisée en Turquie depuis près d’un an et doit prochainement arriver au Japon. Renault renforce également sa présence au Brésil, en Corée du Sud et au Maroc, des marchés où le groupe mise sur sa citadine électrique pour asseoir son image.
L’usine de Douai sous pression
Actuellement, l’intégralité de la production de la Renault 5 est assurée par le site Electricity de Douai, dans le nord de la France. Cette usine assemble aussi le Renault Scénic E-Tech, la Renault 4 E-Tech, l’Alpine A290 ainsi que la Nissan Micra électrique. Un encombrement des chaînes de production pourrait survenir si la demande internationale continue de croître.
Selon un porte-parole du groupe cité par la presse, cette réflexion autour d’un second site de fabrication n’a pas encore abouti à un projet concret. Elle ne devrait d’ailleurs pas figurer dans le plan stratégique quinquennal que François Provost, patron de la marque, doit présenter d’ici quelques semaines. En revanche, d’autres modèles électriques, tels que le Scénic E-Tech, pourraient être assemblés à l’étranger, notamment en Espagne.
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