Volkswagen s’apprête à lever le voile sur sa nouvelle citadine électrique, l’ID.1, en mars prochain. Annoncée à un prix d’entrée de 20 000 euros, cette initiative semble répondre aux attentes des consommateurs en quête d’un véhicule électrique abordable. Pourtant, Skoda, membre du même groupe, se montre nettement plus réservé face à ce projet.
Un risque financier que Skoda refuse de prendre
Si Skoda s’est déjà engagé dans l’électrification avec le Skoda Elroq et l’Enyaq restylé, la marque tchèque ne suivra pas Volkswagen dans l’aventure d’une citadine électrique à très bas coût. Officiellement, Skoda justifie cette décision par des raisons économiques, craignant une rentabilité trop faible. Cette prudence s’explique notamment par l’expérience passée de Volkswagen avec la e-Up!, qui, selon Der Spiegel, aurait engendré une perte de 10 000 euros par unité vendue.

En conséquence, Skoda préfère se concentrer sur des segments plus rentables, comme celui du futur Epiq, un petit SUV électrique qui exploitera la plateforme MEB Entry partagée avec l’ID.2. Un porte-parole du constructeur a d’ailleurs confirmé que l’entrée de gamme resterait la Fabia thermique, qui restera commercialisée après 2030 sous la barre des 20 000 euros.
Volkswagen seul aux commandes
Le retrait de Skoda du projet ID.1 oblige Volkswagen à poursuivre seul le développement de cette citadine. La marque allemande avait pourtant tenté de s’associer à Renault pour utiliser la plateforme de la future Twingo électrique, mais ce projet a été bloqué par son propre conseil d’administration. Désormais, Volkswagen devra miser sur le volume pour assurer la rentabilité de l’ID.1, en espérant que la collaboration avec Rivian, spécialiste américain des véhicules électriques, permette de réduire les coûts de production.

Une stratégie en contradiction avec les tendances du marché ?
Le choix de Skoda peut sembler paradoxal à l’heure où la plupart des constructeurs misent sur des plateformes partagées pour proposer des véhicules électriques abordables. Renault et Nissan vont exploiter une base commune pour la future Micra et la Renault 5, tandis que Stellantis décline la Citroën ë-C3 en plusieurs modèles, comme la Fiat Grande Panda.

Reste à voir si Volkswagen parviendra à rentabiliser seul son projet ou si, à terme, d’autres marques du groupe finiront par adopter une déclinaison de l’ID.1. Skoda, qui avait autrefois exploité la base de la Up! pour proposer la Citigo, pourrait-elle revenir sur sa décision ? Seul l’avenir le dira.
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