Au terme de l’année 2018, la Commission européenne a compté 25 100 décès liés aux accidents routiers sur le vieux continent. Au regard de ces chiffres, le Parlement a récemment voté l’arrivée d’une trentaine de technologies à bord des voitures, notamment les boîtes noires. Il s’agit en réalité pour la plupart de la démocratisation de systèmes prisés auprès des modèles haut de gamme. Le but étant de réduire la prévalence des accidents routiers. D’autant que les statistiques montrent que l’UE ne pourra pas d’ici 2020 atteindre, à cet égard, ses objectifs.
De nouvelles dispositions routières dans trois ans
Le 16 avril dernier, il n’en avait pas fallu une discussion houleuse pour convaincre une large majorité des parlementaires européens. Adopté par 578 voix pour, 30 voix contre avec 25 abstentions, ce règlement inscrit désormais à bord des automobiles une trentaine de nouvelles technologies.
Les nouveaux modèles devront se mettre au pas d’ici mai 2022. Les véhicules existants, en revanche, bénéficient de deux années supplémentaires. Ainsi, les constructeurs équiperont toutes les voitures dès 2022 des dispositifs ci-après :
• un détecteur de somnolence, de distraction ou de perte d’attention du conducteur ;
• un signalement de dépassement de la vitesse ;
• un freinage d’urgence automatique ;
• un détecteur de port de la ceinture de sécurité sur les places arrière ;
• une caméra de recul ;
• des capteurs de pression pneumatique.
Il faut rappeler que tous ces joujoux de la technologie se trouvent déjà à bord de nombreux modèles automobiles, et même d’entrée de gamme. Toutefois, deux nouveautés particulières apparaîtront aussi. Il s’agit de l’éthylotest antidémarrage (EAD), mais surtout de la fameuse boîte noire.

D’abord, l’alcootest
L’EAD, en France, est déjà obligatoire auprès des conducteurs de bus et d’autocars qui transportent les enfants, depuis l’année 2010. Parfois, il s’impose aux conducteurs de voitures particulières par une décision judiciaire ou préfectorale après avis médical.
Toutefois, avec le Parlement européen, les exigences ne sont pas pareilles. Il voudrait tout court que les constructeurs simplifient l’installation potentielle de ce dispositif sur les modèles automobiles à venir.

Boîtes noires et non dashcams
À l’instar de l’EAD, les boîtes noires défraient aussi la chronique depuis quelque temps. Mais à l’opposé de ce dernier, elles deviendront, dans quelques années, obligatoires !
Le texte voté au Parlement stipule déjà que, contrairement aux dashcams, le système n’enregistrera d’images qu’avant, pendant et après un accident, suite au déclenchement d’un airbag du véhicule, par exemple. Ainsi, elles ne pourront pas s’utiliser pour fournir le moment venu de preuves nécessaires face à un assureur.
Absence de données en mémoire
Dotées d’un circuit fermé, ces boîtes noires pour enregistrer de nouvelles images écraseront automatiquement les anciennes données. Par ailleurs, elles ne pourront pas lire les quatre chiffres du numéro d’identification d’un véhicule impliqué dans un choc, en vue de protéger l’anonymat du conducteur. Ce règlement approuvé par le Parlement devra connaître la validation du Conseil des ministres de l’UE avant une application effective.
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