Malgré la mise en place du nouveau bonus écologique 2024 plus stricte, BYD veut devenir le roi des véhicules 100 % électriques sur le Vieux Continent. Et, les ambitions de la marque chinoise ne sont pas feintes, puisqu’elle va mettre en place une stratégie audacieuse afin de battre Tesla, Stellantis et les autres concurrentes.
BYD veut améliorer sa présence sur le Vieux Continent
Depuis son arrivée sur le marché, la marque chinoise n’a pas chômé, car elle se trouve désormais au deuxième rang des ventes de véhicules électriques, juste derrière Tesla. De plus, BYD a connu une année record en 2023, avec plus de 3 millions d’immatriculations. Le constructeur automobile chinois a enregistré une augmentation de plus de 60 % de ses ventes, véhicules 100 % électriques et hybrides, par rapport à l’exercice 2022, ce qui est du jamais-vu. Même Tesla ne peut prétendre faire mieux !
Et les belles performances de BYD semblent se confirmer en 2024, puisque la marque a déjà vendu plus de 100 000 véhicules 100 % électriques en janvier. Plusieurs experts avaient pourtant tablé sur un ralentissement des ventes de la marque chinoise en raison de la mise en place du nouveau bonus écologique. Pour rappel, les véhicules électriques ou thermiques fabriqués hors d’Europe ne peuvent plus prétendre à ce bonus. Quoi qu’il en soit, BYD va bientôt contourner cette nouvelle loi grâce à une stratégie très audacieuse.
Michael Shu, responsable de BYD en Europe, a annoncé des investissements massifs pour le développement d’usines, de concessions et de campagnes publicitaires, afin de renforcer la présence de la marque et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations chinoises.
L’un des éléments clés de cette stratégie est la construction d’une usine en Hongrie, qui devrait être opérationnelle d’ici 2025, et d’une seconde installation, peut-être en France dans les années à venir. Ces usines permettront à BYD de produire localement afin d’éviter les éventuelles taxes sur les importations et de réduire les coûts de transport. Elles lui permettront également de se conformer aux normes européennes et de répondre plus rapidement aux besoins du marché local. Le géant chinois veut se battre à armes égales avec Tesla, qui est en train d’agrandir sa Gigafactory en Allemagne.
D’autre part, Michael Shu a confirmé que la marque chinoise allait adapter sa gamme aux attentes du marché européen. En plus des véhicules électriques, BYD prévoit aussi de produire des modèles hybrides rechargeables en Europe. Cette diversification de l’offre pourrait attirer une clientèle plus large, à la recherche de solutions économiques et pratiques.

Une citadine électrique à moins de 20 000 euros
Ambitieux, BYD va frapper un grand coup avec la commercialisation de la Seagull en Europe. Cette citadine 100 % électrique, vendue à moins de 10 000 euros, est le produit phare de la marque en Chine avec plus de 300 000 immatriculations depuis son lancement en 2022. En Europe, cette citadine est attendue pour son excellent rapport qualité/prix, un argument de poids face à des concurrentes comme la Dacia Spring et la Citroën ë-C3.
Dans sa configuration d’origine, la BYD Seagull est équipée d’un moteur à aimant permanent développant une puissance de 75 ch (55 kW) avec un couple de 135 Nm. Cela contribue à une accélération rapide et une conduite agréable en milieu urbain. Par ailleurs, la batterie de la Seagull, disponible en deux capacités, permet une autonomie de 305 à 405 km selon le cycle chinois CLTC.
Il est à noter que la Seagull utilise une batterie de 30,7 kWh, ce qui est supérieur à ce que l’on trouve dans certaines concurrentes du même segment, telles que la Dacia Spring. Néanmoins, il faudra s’attendre à une nouvelle Seagull adaptée pour le marché européen. Elle devrait être annoncée en 2025.
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