À l’instar des premières normes européennes sur la sécurité routière, la GSR II va provoquer des mécontentements. Cette nouvelle réglementation conduira à la mise au garage de plusieurs voitures, même parmi les plus performantes, dont le best-seller d’une marque japonaise. Mais que dit vraiment cette nouvelle loi et quelles seront ses conséquences ?
La norme européenne GSR II condamne encore un peu plus les petites voitures
Le 7 juillet 2022, dans son engagement continu en faveur de l’amélioration de la sécurité routière, l’Union européenne a établi la norme GSR II (Global Safety Regulation II). Cette réglementation ambitieuse vise à renforcer la sécurité routière à travers une série de mesures. L’UE est extrêmement rigoureuse en ce qui concerne la qualité et la fiabilité des véhicules, qu’ils soient thermiques ou électriques, entrant sur son territoire.
Elle a donc adopté de nombreuses réglementations concernant la sécurité des véhicules, testée notamment par l’Euro NCAP, un organisme international indépendant, qui réalise des crash-tests depuis sa création en 1997. Parmi les normes adoptées par l’UE, il y a notamment :
- l’ABS, devenu obligatoire en 2024 et offrant un système électronique vital pour prévenir le blocage des freins lors de freinages d’urgence ;
- l’ESP, devenu un équipement standard en 2014 et fournissant un programme électronique de stabilité pour améliorer la tenue de route des véhicules ;
- l’e-Call, devenu une exigence en 2018 et permettant aux conducteurs d’alerter rapidement les secours en cas d’accident.
Concrètement, la norme européenne GSR II exige des constructeurs qu’ils intègrent des dispositifs de sécurité avancés sur leurs nouveaux modèles. Cela comprend l’installation de systèmes d’aide à la conduite tels que :
- l’adaptation intelligente de la vitesse ;
- la détection en marche arrière par caméra ou capteurs ;
- l’avertisseur de perte d’attention du conducteur ;
- les enregistreurs de données d’événement ;
- le signal d’arrêt d’urgence.
Lors de sa mise en place en 2022, la norme GSR II a exigé que les nouvelles voitures thermiques et électriques, soient équipées d’un système de maintien dans la voie et du freinage automatique d’urgence. Un sursis a été accordé aux modèles commercialisés avant cette date. Tout doit donc être régularisé à compter du 7 juillet 2024. Et, c’est le point qui crée la polémique actuelle.

Le Suzuki Ignis pourrait quitter le marché européen en 2024
Du côté des constructeurs, la réglementation entraîne un casse-tête énorme. En effet, ils ont deux choix : soit ils mettent à jour leurs modèles existants pour se conformer aux nouvelles normes de sécurité, soit ils mettent fin à la production des modèles concernés.
La mise à jour des anciens modèles est d’emblée écartée par la majorité des constructeurs, car cela entraînerait un coût financier énorme. En France, on remarquera l’arrêt de la Zoé, commercialisée depuis 2014, et de la Twingo. Toutefois, Renault a déjà annoncé leur remplaçant électrique qui arrivera mi 2024, la Renault 5 E-Tech, contrairement aux autres constructeurs. Des marques telles qu’Alpine, Porsche et Volkswagen ont déjà annoncé l’arrêt de la commercialisation de certains de leurs modèles, anticipant les défis posés par la mise en œuvre de la GSR II. Sans le confirmer, Suzuki est confronté aux mêmes problèmes, puisque le constructeur japonais est contraint d’arrêter la commercialisation de son Ignis.
Le mini SUV Ignis de Suzuki va donc sûrement abandonner nos routes cette année en raison des règles trop strictes de l’UE. Cela peut sembler anodin, car chaque année des voitures quittent le marché automobile, telles que l’Opel Karl, la Citroën C1 ou la Renault Zoé, et d’autres les remplacent. Mais pour la marque japonaise, c’est un coup dur puisque l’Ignis n’est rien de moins que sa quatrième vente en Europe. Par ailleurs, le segment A risque davantage de s’affaiblir, laissant ainsi sur le marché que quelques choix comme la Kia Picanto ou la Toyota Aygo X. Il faudra attendre fin 2024, pour voir arriver le Hyundai Casper 100 % électrique.
Petit rappel, l’Ignis combine un style urbain avec une allure de baroudeur. Son habitacle est spacieux malgré ses airs de compact. En matière d’équipement, Suzuki est généreux, car son mini SUV embarque, par exemple, la climatisation automatique, la navigation GPS ou encore une caméra de recul. En plus de ses équipements généreux, le véhicule est à la fois abordable et peu polluant.
L’Union européenne a toujours été à l’avant-garde et cherche continuellement à élever les standards pour protéger les conducteurs et les usagers de la route. Que pensez-vous de ces mesures et du possible retrait du marché du Suzuki Ignis ?
Quelle mauvaise nouvelle ! Cette petite bagnole est surprenante tant elle est intelligemment pensée. Habitabilité (petite de l’extérieur et grande à l’intérieur, vous pouvez en chercher des comme ça !) 4×4, frein électrique en cas descente raide et glissante avec une remorque chargée, répartiteur de l’adhérence. On l’oublie car on ne s’en serre que rarement 😉 moteur coupleux grâce au système shift cam etc etc…bref une merveille au regard de son prix. Alors bien sûr l’Europe veut l’interdire…pour votre sécurité !😡
j’ai une ignis 4×4 et en suis tres contente… j’ai besoin d’un 4×4 pour aller en montagne l’hiver et ce petit vehicule est pârfait
si il n’est plus produit, je vais devoir prendre un « gros » 4×4 ? ( à part la fiat panda, je n’en vois pas d’autre de ce gabarit… et mauvaise experioence avec la panda)
C’est une catastrophe.
Le SUZUKI IGNIS est un des seuls 4×4 de petite taille de qualité à moins de 20.000 E à l’allure très sympa.
Il séduit une clientèle diversifiée aussi bien en ville pour sa petite taille, qu’en province pour circuler en sécurité sur des routes vallonnées, voire des chemins, permettant de se sortir de situation de perte d’adhérence l’hiver ou en période pluvieuse ou aborder des surfaces de voies dégradées sans dommages, ce qui est de plus en plus le cas sur nos routes.