Le succès des voitures électriques et des constructeurs chinois donne des idées à d’autres gouvernements, notamment à celui de la Turquie. Sous la direction de Recep Tayyip Erdoğan, le pays aux portes de l’Europe souhaite devenir un acteur majeur de la production de véhicules électriques. On vous dévoile le plan turc pour devenir incontournable sur le marché automobile mondial.
On ne peut pas dire que la Turquie est actuellement un acteur majeur dans la production et la vente d’automobiles. Le pays, proche de l’Europe, bénéficie pourtant d’une main-d’œuvre bon marché et qualifiée. Il y a donc un intérêt à produire en Turquie. Renault l’a bien compris et y a produit certains modèles, notamment la Clio.
Devenir l’un des leaders des véhicules électriques
Mais le passage aux véhicules électriques donne des idées au gouvernement turc. Le président Recep Tayyip Erdoğan souhaite replacer son pays au centre du marché de l’automobile. Le gouvernement a annoncé la création d’une dizaine d’usines spécialisées dans les véhicules électriques ; à terme, la Turquie prévoit d’en compter 14.

La Turquie y voit un moyen d’attirer des investisseurs internationaux et donc de faire entrer des capitaux sur son territoire, un vecteur de développement pour le pays. Pour augmenter la capacité de production automobile à un million de voitures électriques par an, la Turquie prévoit une enveloppe de cinq milliards de dollars.
Jusqu’à 30 milliards d’investissement
La Turquie vise à attirer au moins 20 milliards de dollars d’investissements privés dans le cadre de sa stratégie de développement. Pour atteindre cet objectif, les autorités turques prévoient d’offrir des subventions et des incitations fiscales, tout en assurant un environnement réglementaire propice à l’innovation et à l’avancement technologique.
Le programme HIT-30, par exemple, prévoit de consacrer 30 milliards de dollars au secteur technologique, ce qui dynamisera la recherche et le développement tout en renforçant la compétitivité de la Turquie sur la scène internationale. Parallèlement, l’expansion des usines existantes et la création de nouvelles installations jouent un rôle central dans la stratégie de la Turquie pour devenir un acteur majeur de l’industrie automobile mondiale.

Ces infrastructures, conçues pour intégrer des technologies de pointe et des pratiques durables, serviront de base pour l’exportation de véhicules électriques vers l’Europe et l’Asie, renforçant ainsi l’influence économique et industrielle du pays. Le plan ambitieux de la Turquie pour devenir un leader dans le secteur de l’automobile électrique repose sur l’innovation, des politiques favorables aux entreprises et un investissement stratégique dans les infrastructures.
Si ce plan aboutit, la Turquie pourrait s’imposer comme un concurrent de taille sur le marché mondial. Déjà, la Turquie voit les premiers fruits de sa stratégie avec l’arrivée prochaine du constructeur chinois BYD, qui prévoit de contourner les taxes douanières européennes en produisant ses véhicules en Turquie, ce qui lui permettra de rester compétitif sur le marché européen. Ainsi, la Turquie dispose de solides atouts pour réussir dans cette quête.
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