Hertz, le loueurs américain créé en 1918 s’est déclaré en faillite aux USA. La filiale européenne n’est, pour l’instant, pas touchée.
Hertz a plus de cent ans mais sa branche américaine pourrait ne pas survivre à 2020. Le coronavirus a engendré la fermeture d’une grande partie des aéroports, entraînant une chute drastique des voyages d’affaires et de loisirs. Hors ceux-ci représentaient les deux tiers du chiffre d’affaire de l’entreprise de location d’après le Financial Times . C’est ainsi qu’en trois mois, Hertz a vu la valeur de ses actions chuter de 73 %. Fin avril, le loueur n’a pas pu régler une échéance de 400 millions de dollars pour le leasing de sa flotte et a annoncé avoir accumulé une dette de plus de 19 milliards de dollars (17,4 milliards d’euros).
Alors que les discussions avec ses créanciers avaient échoué, Hertz a été contraint de déposer le bilan le vendredi 22 mai dernier en se plaçant sous la protection judiciaire du chapitre 11 de la loi américaine. Cette loi sur les faillites laisse un peu de temps à Hertz afin de continuer son activité tout en concevant un plan de sauvetage afin de régler ses dettes. Mais pour ne pas voir l’entreprise faire définitivement faillite, ce plan dernier doit être présenté sous 60 jours maximum.
Licenciement de la moitié des effectifs
Si la situation de l’entreprise n’était déjà pas brillante avant la pandémie, le principal actionnaire (à hauteur de 39%) Carl Icahn et l’ensemble des dirigeants se voulaient pourtant confiants et déclaraient que la faillite n’était pas une option. Pourtant début avril, la situation a rapidement empiré et Hertz a annoncé le licenciement de 10 000 employés, soit un quart des effectifs. Au total, ce seront finalement 20 000 postes qui seront supprimés pour alléger les charges et tenter de traverser la crise, malheureusement sans succès.
Cette faillite ne concerne pour l’instant que la filiale américaine, les départements européens, australiens et néo-zélandais ne sont pour l’instant, pas concernés. Il n’est pas impossible que le choc subi par la compagnie aux USA ait des répercussion dans le reste monde. Si vous devez prochainement louer une voiture, a fortiori chez Hertz, il est plus prudent de passer par un voyagiste (inclure la location de la voiture avec un trajet en train par exemple). Ces derniers bénéficiant d’un fond de garantie, au contraire des loueurs de voitures, vous pourrez obtenir un remboursement plus facilement en cas de problèmes. Si vous êtes titulaire d’une carte bancaires haut de gamme (type visa premier), vous pouvez bénéficier d’une assurance vous permettant d’être couvert en cas d’annulation par la compagnie.
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